mercredi 23 août 2017| 22 riverains
 

Prière dans la rue : une journée particulière en vidéo

Quatre mille fidèles pour une caserne de pompiers transformée en mosquée, plusieurs centaines supplémentaires dans les rues de la Goutte d’Or, intense battage médiatique, présence policière redoublée : suite à la décision du ministère de l’Intérieur d’interdire la prière sur la voie publique, le 18e arrondissement de Paris a vécu, vendredi 16 septembre, une journée particulière. Retour sur les faits en vidéo.

Malgré l’interdiction de prier dans la rue annoncée par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, la fermeture des mosquées rue Polonceau et rue Myrha ainsi que l’ouverture, boulevard Ney, d’un nouveau lieu de culte d’environ 3000 places, 200 personnes ont prié sur le trottoir face à la mosquée Al Fath, dans le 18e arrondissement de Paris, vendredi 16 septembre 2011. Au même moment, la capacité d’accueil du lieu de prière boulevard Ney s’est rapidement révélée insuffisante : 4000 fidèles se sont présentés à sa porte. Si bien qu’il a fallu installer des tapis de prières à l’extérieur du bâtiment aménagé à la hâte.

Pourtant, les voix du cheikh Mohamed Salah Hamza, imam de la mosquée rue Myrha et de Moussa Niambele, recteur de la mosquée rue Polonceau ont résonné à l’unisson. Tous les deux ont exprimé leur « satisfaction », devant les caméras de télé en faction boulevard Ney, de l’accord passé avec les préfectures de police de Paris et d’ïle-de-France, conduisant à l’ouverture de cette nouvelle grande salle de prière. Le double de la capacité d’accueil des deux mosquées de la Goutte d’Or réunies.


La fin de la prière dans les rues de la Goutte... par dixhuitinfo

« Les prières dans la rue, c’est terminé », a déclaré le cheickh Mohamed Salah Hamza. Lequel indiquait pourtant, 48h auparavant, qu’il n’avait pas l’intention de quitter sa mosquée le jour J. « Il faut maintenant rendre l’endroit digne d’une salle de prière, a-t-il poursuivi. Les travaux d’embellissement ont été évalué à 80.000 euros. » Et Moussa Niambele, de la mosquée Al Fath, d’ajouter qu’il souhaiterait faire tomber la cloison entre les deux salles pour n’en faire qu’une seule.

D’un lieu de prière à un autre, l’ambiance était différente. Boulevard Ney, les fidèles eux aussi étaient satisfaits. Quand bien même le bâtiment de 1500 m2 n’avait pu accueillir la totalité des 4.000 personnes qui s’étaient déplacées : des tapis avaient été installés à l’extérieur du bâtiment. « Dans la Goutte d’Or, voilà deux jours que l’on prévient les fidèles, expliquait Toufik, le gardien de la mosquée Al Fath. On a affiché des messages en français et en arabe sur les murs. Mais il y aura toujours des retardataires, des gens pas au courant qui viendront prier à la dernière minute. »

200 fidèles sur le trottoir

Peu avant l’heure de la prière, la foule s’est faite plus compacte. Quelques fidèles se sont agenouillés face à la mosquée Al Fath. Finalement, près de 200 personnes ont prié ce jour-là sur le trottoir pendant une dizaine de minutes. Les forces de l’ordre, nombreuses, ne sont pas intervenues.

Et ensuite ? Comme le dit le recteur d’Al Fath dans la vidéo, l’Institut des cultures d’Islam (ICI), présenté depuis longtemps par la mairie du 18e comme l’alternative aux prières dans les rues, ne résoudra pas entièrement le problème de place. Dans ces conditions, quel sera le sort de la mosquée du boulevard Ney, dans trois ans, à l’expiration du bail signé avec l’Etat ?

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1 commentaire
  • Prière dans la rue : une journée particulière en vidéo 21 septembre 2011 10:50, par generaltoussaintlouverture

    non à la police de la république, non aux instituteurs, non a toute forme de progrès ! La presse déiste qu’elle soit proche de la Croix ou du Croissant, de la synagogue ou de la pagode est la même ! Dieu a crée le monde sans les journalistes, il faut donc commencer par se débarrasser d’eux ! après si vraiment dieu existait, alors il faudrait s en débarrasser !

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