dimanche 23 juillet 2017| 32 riverains
 

L'art et le soleil au Jardin d'Alice

Depuis la légalisation du squat artistique, en janvier 2010, Le jardin d’Alice, situé au 40 rue de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris, les artistes vivent une période dorée, entre expositions, concerts et jardinage. Le week-end dernier, leurs portes étaient ouvertes à qui voulait bien les franchir.

C’est dans un jardin luxuriant et avec une organisation désormais rodée que les cinq artistes de l’association Le jardin d’Alice, installée dans le 18e arrondissement de Paris, ouvraient leurs portes ce week-end, samedi 18 et dimanche 19 septembre 2010. On y croisait des japonais étonnés, une habitante de l’arrondissement « là depuis 1955. Bien avant vous, jeune homme », des riverains et de nombreux curieux. Un melting pot de visiteurs à l’image des artistes présents sur le lieu.

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Ghislain et Valérie, habitants du 18e arrondissement.

Concerts, expositions, déambulation dans le jardin et parmi les éditeurs mais aussi farniente sous un soleil radieux, le programme était chargé dimanche 19 septembre. Chargé, mais pas insupportable. Il suffisait de prendre son temps et de faire les choses les unes après les autres.

C’était la philosophie de Valérie et de son ami Ghislain, qui, ils l’avouent d’emblée, se sont retrouvés ici un peu par hasard. « J’ai vu des affiches accrochés sur les lampadaires. Ça nous a intrigué et on a décidé de venir. Je ne connaissais pas le lieu. Pourtant, j’habite la même rue, un peu plus bas, explique la jeune femme. Ce jardin immense (800 m2, ndlr) est insoupçonnable de la rue si on ne le connait pas ». « C’est vraiment original comme lieu », renchérit son ami.

Mur de masques

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Clémentine et ses masques.

Entre autres oeuvres, dans le jardin, on pouvait tomber sur les murs de masques de Clémentine, artiste résidente. Si elle refuse d’expliquer la motivation de son travail, elle s’étale volontiers sur les secrets de fabrication : « Ce sont des bandes plâtrées que j’applique sur le visage d’inconnus. Je leur demande de tenir une expression pendant 15 minutes. C’est étrange, beaucoup choisissent de sourire, mais allez tenir un sourire pendant un quart d’heure... »

Résultat, une expression à mi-chemin entre la grimace et le sourire forcé qui convient parfaitement à l’artiste. Les différents masques sont ensuites assemblés les uns aux autres. « Ça créé une dynamique. Beaucoup trouve ça mortuaire. Moi, je trouve ça très doux au contraire  ». Tout est affaire d’interprétation.

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Bruno, Clémentine, Sara et Michel, quatre des cinq artistes de l’association artistique Le jardin d’Alice.

Période dorée

Depuis la signature de la convention d’occupation précaire avec le bailleur Paris Habitat,en janvier 2010, les artistes vivent une période dorée. « C’est que du bonheur, s’enthousiaste Sara, artiste résidente. Les relations entre les artistes sont excellentes, celles avec le voisinage aussi ; Nous commençons à être mieux connu et intégré. On peut travailler sur le moyen terme ».

Si Michel, autre artiste en résidence, partage sa joie, il reste plus prudent et rappelle qu’ils ne sont que « toléré » par le bailleur. « Nous avons une épée de Damoclès au-dessus de la tête », précise-t-il. Les artistes, qui se sont engagés à quitter les lieux dès le début des travaux n’ont, pour l’instant aucune date annoncée. De quoi alléger le poids de l’épée.

Les projets s’enchaînent donc : collaboration temporaire avec une crèche parentale toute proche, planification des manifestations sur plusieurs mois, accueil des artistes sur le moyen terme. Mais jusqu’à quand ? C’est l’éternelle question.

Soutien municipal
L’équipe municipale a accordée à l’unanimité en conseil d’arrondissement, lundi 20 septembre, une subvention de 2 000 € à l’association pour la végétalisation de la friche 44, rue Polonceau qu’elle effectuera en collaboration avec l’association Semis public.

> Pour consulter la chronologie du Jardin d’Alice, faites défiler la barre bleue horizontale. Vous pouvez faire varier l’échelle (mois, trimestre, semestre, année) avec la barre graduée verticale située en haut à gauche. Les signes "+" sont cliquables et déroulent plus de dates.

Lire aussi sur notre site
- Le jardin d’Alice, squat et lieu artistique, haut lieu du Festival Fou (novembre 2009)
- Le squat artistique du Jardin d’Alice n’ira pas au tribunal (janvier 2010)

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