jeudi 25 mai 2017| 28 riverains
 

Une nouvelle stèle pour commémorer la déportation des enfants juifs du 18e

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Les enfants de plusieurs écoles du 18e arrondissement ont participé à la cérémonie d’inauguration de la stèle.

Dévoilée vendredi 13 mars 2009, la stèle du square Léon Serpollet commémorant la déportation d’enfants juifs du 18e arrondissement de Paris, en 1942, remplace la précédente plaque détruite en juin 2008 par des vandales. Indispensable devoir de mémoire », ont rappelé les orateurs.

Comme un avant-goût de printemps, les premiers rayons de soleil percent entre les arbres du square Léon Serpollet, dans le 18e arrondissement de Paris. Face à l’assistance, six porte-drapeaux sont alignés de part et d’autre de la stèle dressée dans l’herbe.

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La nouvelle stèle remplace celle vandalisée en juin 2008. Elle avait été installée au mois de janvier précédent.

Érigée en mémoire des 90 enfants juifs du 18e, déportés vers les camps de la mort en 1942, la plaque est dévoilée par Noël Veg, président du Comejd (Conseil national pour la mémoire des enfants juifs déportés) et Daniel Vaillant, maire de l’arrondissement. Elle remplace celle détruite en juin 2008 par un groupe de vandales, qui s’en était pris aussi à l’école maternelle Cloys, mitoyenne du square, et à de jeunes arbres, récemment plantés. Les auteurs n’ont toujours pas été retrouvés.

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Noël Veg, président du Comejd, a rappelé aux enfants leur rôle de « passeur de mémoire ».

« Une bande d’énergumènes imbéciles, estime Noël Veg. Ils ont piétiné et souillé la stèle, sans prendre conscience de ce qu’elle représentait. » Il rappelle, en s’adressant directement aux écoliers de l’arrondissement qui ont chanté et récité des poèmes au cours de la cérémonie, que les enfants sont des « passeurs de mémoire. Il ne faut rien oublier de la déportation et des camps d’extermination. » Le message est martelé par les orateurs, sous le regard attentif d’élus du 18e, majorité et opposition confondues, de conseillers de Paris, du recteur d’Académie et de représentants du Comejd (sans compter de nombreux promeneurs qui ont assisté à l’intégralité de la cérémonie).

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Une cérémonie solennelle, où l’émotion était palpable.

Minute de silence, lâché de ballons blancs quand le nom de chaque enfant déporté est cité au micro : la cérémonie est solennelle, l’émotion est palpable. La petite foule redouble d’attention quand Noël Veg raconte une drôle d’histoire : la fabrication de la nouvelle stèle a permis d’effacer l’un des noms qui avaient été portés sur la plaque détruite l’année dernière. Noël Veg raconte en effet avoir été informé, en 2008, que l’un des enfants déportés était rentré vivant des camps. Né en 1940 dans le 9e arrondissement, lui et sa mère avaient été arrêtés Villa Montcalm, quatre ans plus tard. « Convié à cette commémoration, explique Noël Veg, ce monsieur, qui vit aujourd’hui en banlieue parisienne, a refusé l’invitation. Cet épisode de sa vie l’a traumatisé à jamais. »

Lire l’article de dixhuitinfo.com consacré à la dégradation de la stèle, le 12 juin 2008, en cliquant ici.

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