mardi 22 août 2017| 20 riverains
 

Ces curieuses plaques racontent l'histoire du 18e

Discrètement collées dans trois endroits du 18e arrondissement de Paris par Raspouteam, un collectif d’art urbain, ces plaques de céramique arborent des tags informatiques. Elles permettent de recevoir sur son téléphone mobile des informations concernant des évènements qui se sont produits dans le quartier.

Vous êtes sans doute passés plusieurs fois devant elles, dans le 18e arrondissement de Paris, sans vraiment les remarquer. Il faut dire qu’elles ne sont pas bien grandes, ni très « remarquables », au sens propre. De quoi s’agit-il ? De petites plaques de faïence, collées à trois endroits de l’arrondissement, lesquelles en racontent un bout d’histoire.

Ces plaques arborent un QR Code, sorte de code barre nouvelle génération (aussi appelé Tag 2D) lequel, une fois photographié par un smartphone doté de l’application idoine, renvoie ce dernier vers du contenu en ligne. Leur design n’est pas sans rappeler celui de célèbre jeu Space Invaders, que l’on peut voir un peu partout collés ici ou là sur les bâtiments, dans le 18e et ailleurs, mais avec un petit quelque chose en plus : le contenu et l’interactivité.

Art de la rue
C’est le collectif Raspouteam qui est à l’origine de cette opération de « street art », baptisée « Paris, désordres publics ». Sur son site dédié, où sont répertoriés et localisés ces QR Codes, le collectif indique avoir disséminé une vingtaine de plaques de ce genre dans la capitale. Chacune commémore « des désordres qui ont agité Paris à différentes époques : la Commune, l’Exposition coloniale, Mai 68 ».

Les membres de Raspouteam estiment que « tous ces événements marquants, qui ont fait de Paris la ville qu’elle est devenue, devraient être inscrits dans la mémoire urbaine ». Le projet mêle donc intelligemment urbanisme, démarche citoyenne, histoire et nouvelles technologies.

Bande à Bonnot
Les trois plaques qui concernent le 18e arrondissement sont situées rue du Mont-Cenis, à la Mairie, 148 rue Ordener et 80 boulevard Ornano. Le passant qui les apercevra et les photographiera recevra des informations sur la mort d’un jeune Zaïrois, Makomé, en 1993, lors d’une garde à vue, sur le braquage de la Société générale par la Bande à Bonnot en décembre 1911, au cours duquel une voiture fut utilisée pour la première fois, et sur la mort de Jacques Mesrine, en novembre 1979, porte de Clignancourt. Chaque plaque dirige, via le téléphone mobile, vers du texte, des photos, et parfois, des vidéos d’archives.

Le collectif Raspouteam (du genre discret, notre demande d’entretien étant restée sans réponse), a publié sur YouTube un making-of de la fabrication et de l’installation de ces codes barres à la fois graphiques, discrets et pédagogiques. Qui donneront peut-être des idées à la mairie de Paris, qui sait ?

Où ça se passe:

Découvrez tous nos articles géolocalisés sur le 18eme arrondissement en un clin d'œil

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