jeudi 29 juin 2017| 81 riverains
 

Un premier bilan de la rentrée des classes 2010 dans le 18e

Quelques jours après la rentrée, c’est l’heure du premier bilan pour les écoles et collèges du 18e qui comptent un nouvel établissement : le collège du 16 rue Pajol. Le futur collège « Aimé Césaire » a été construit en réponse à la montée démographique des « bébés de l’an 2000 ».

La rentrée 2010 s’annonçait agitée, dans un contexte social tendu. Malgré les appels à la grève, quelques jours seulement après la réouverture des écoles, les élèves du 18e arrondissement de Paris semblent avoir repris leur place derrière leurs pupitres dans de bonnes conditions. « La rentrée s’est bien passée », assure Philippe Darriulat, adjoint au maire en charge des Affaires scolaires. Après des problèmes d’inondation à la fin de l’année dernière à l’école de la rue de la Goutte d’Or, ainsi que de lourds travaux sur des peintures au plomb dans certaines écoles (rue Championnet et rue Belliard), tout semble être rentré dans l’ordre à temps pour accueillir les écoliers.

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Les couloirs du futur collège « collège Aimé Césaire »

Événement notable de cette rentrée 2010, l’ouverture, avec un an de retard, du nouveau collège de la rue Pajol, qui devrait prochainement être baptisé « collège Aimé Césaire ». Cet établissement flambant neuf a accueilli pour la première fois, le 2 septembre 2010, 80 élèves, répartis dans quatre classes de 6e (dont une classe SEGPA pour les enfants en difficulté, et une classe ULIS pour les enfants handicapés) et une classe de 5e. « C’est un endroit extrêmement agréable, se réjouit Philippe Darriulat. L’ouverture de ce nouvel établissement nous permet d’avoir sur l’arrondissement une vraie réponse à la montée démographique ».

Les enfants nés du baby-boom de l’an 2000 font en effet leur rentrée en 6e, augmentant significativement les effectifs dans les classes de l’arrondissement. Le collège de la rue Pajol devrait donc absorber le trop-plein de petits nouveaux et alléger les classes des collèges environnants.

Pourtant, pour les parents d’élèves de la FCPE, le nouvel établissement ne résoudra pas tout. « Yvonne Le Tac déborde ! » explique Bernard Dubois, représentant de la FCPE du 18e. Il dénonce « un système d’évitement des collèges de la périphérie pour aller vers les collèges du centre ». « Trop de parents obtiennent des demandes de dérogations, ou donnent de fausses adresses pour que leurs enfants n’aillent pas dans les collèges dit "difficiles"  », explique-t-il.

Conséquence ? Des disparités graves entre les collèges de part et d’autre du boulevard Barbès. « Plus les élèves fuient les collèges comme Utrillo, Clémenceau et Gérard Philippe, plus ces établissements perdent de DHG (dotation horaire globale), explique le représentant de parents. « Ces DHG permettent pourtant aux collèges de disposer de plus d’heures d’enseignement, pour faire des petits groupes en langues par exemple ».

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L’odeur de peinture fraîche flotte encore dans les salles de classes.

D’un côté, donc, des collèges et écoles désertés. De l’autre, des établissements plus cotés aux effectifs qui explosent, comme à Yvonne le Tac, aux Abbesses. « Le problème, explique Philippe Darrioulat, c’est que contrairement aux dérogations pour le primaire, qui sont attribuées de façon collégiale par les chefs d’établissements, les inspecteurs d’académie et le maire, dans le secondaire, c’est le rectorat, seul, qui tranche. »

Pour Bernard Dubois, qui s’inquiète déjà de la rentrée 2011, cette fuite vers les établissements plus huppés doit cesser et c’est aux parents de se responsabiliser en prenant part à la vie du collège de leurs enfants : « Quand les parents s’occupent de ce qui se passe dans leurs écoles ou dans leurs collèges, c’est toujours très bénéfique. C’est le cas au collège Marx Dormoy !  » Petit nouveau dans le quartier, le collège Pajol ne souffre encore d’aucune mauvaise réputation, et devrait jouir, il faut l’espérer, de son statut de collège "tout beau, tout neuf !".

En chiffres
Par rapport à la rentrée 2009, les inscriptions en primaire affichent une très légère hausse, de l’ordre de 1%, en maternelle (6294) comme en élémentaire (8106).
L’école Philippe de Girard bénéficie cette année d’une classe élémentaire supplémentaire, là où les écoles Cavé et Charles-Hermitte en ont une de moins. La classe d’initiation pour les non-francophones (CLIN) à l’école JF Lépine a été fermée.

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