mardi 25 avril 2017| 23 riverains
 

Un camp de base pour les travailleurs indépendants

Des journalistes, photographes, réalisateurs et illustrateurs ont établi leur camp de base, il y a cinq ans, dans un bureau du 18e arrondissement de Paris. Rencontre avec le Terrier d’Hégesippe.

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Le Terrier est le camp de base de travailleurs indépendants.

Indépendants, ils devaient travailler seuls, chez eux. En 2005, ce groupe d’amis journalistes, photographes, réalisateurs et illustrateurs a décidé de louer un local dans le 18e arrondissement de Paris, rue Hégesippe Moreau, à deux pas de l’agence de photos Magmun. Son nom : leTerrier d’Hégesippe, en référence à ce journaliste du 19ème siècle.

« Le terrier ? Parce que c’est notre refuge, un lieu douillé où se retrouver, partager et se dépanner, note Cécile Cazenave, journaliste. On a monté une association pour pouvoir le louer. » Ils sont aujourd’hui treize à partager ce lieu qui fut occupé par des vidéastes après avoir été une librairie et une mercerie. A mi-temps ou à temps-plein, pour 150 ou 75 euros par mois.

« Nous nous étions rencontrés dans nos premiers boulots, ajoute la journaliste. Nous travaillions seul, chez nous, devant notre ordi. Et c’était parfois difficile de se motiver. En se regroupant, on s’est dit que ça allait être enrichissant, qu’on pourrait se donner des coups de main. Ici, c’est un peu notre camp de base. » Préparer ses reportages et ses enquêtes, échanger sur des idées, faire relire ses articles : « On partage bien plus qu’une simple salle », indique Elodie Ratsimbazafi, photographe.

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Adrien Albert, illustrateur : « Travailler ici, c’est partager des moments où tout le monde est concentré, studieux, où il est facile de se mettre au travail. A l’inverse, c’est aussi partager des moments de plaisanterie, de détente, qui obligent à lâcher prise. »

Sur les murs, des photos, quelques unes du journal Libération et des citations des membres du Terrier. En vitrine, des diplômes incongrus d’un service militaire, du brevet des collèges, etc. «  Travailler ici, c’est partager des moments où tout le monde est concentré, studieux, où il est facile de se mettre au travail, indique Adrien Albert, illustrateur. A l’inverse, c’est aussi partager des moments de plaisanterie, de détente, qui obligent à lâcher prise. »

C’est également vivre au rythme d’un quartier, ponctué par la sortie de l’école maternelle et du lycée technique voisins, par des touristes américains à la recherche de l’Agence Magnum ou par des passants, curieux, qui regardent à travers la vitrine. « Certains viennent nous demander de faire une photocopie, raconte Cécile Cazenave. D’autres veulent utiliser nos toilettes. Dernièrement, une dame voulait qu’on la dépanne à la laverie d’en face. »

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Finalement, les membres du Terrier ont adopté ce quartier choisi, au départ, par hasard. Et les voisins semblent apprécier leur présence : «  Quand on ouvre à nouveau le rideau de fer, en septembre, explique Cécile Cazenave, les gens sont contents et nous disent : c’était bien les vacances ? »

Où ça se passe:

Découvrez tous nos articles géolocalisés sur le 18eme arrondissement en un clin d'œil

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2 commentaires
  • Un camp de base de travailleurs indépendants 18 janvier 2011 22:09, par Clément

    Sympa... mais on reste un peu sur notre faim. On aurait aimé en savoir un peu plus sur ce lieu, les gens qui le fréquentent, comment se passe la cohabitation, etc. N’hésitez pas à faire plus long, quand vous le pouvez, à donner un peu plus de moëlle... La pâte humaine, y’a rien de tel ! Merci !

    Répondre

  • Un camp de base de travailleurs indépendants 19 janvier 2011 07:55, par Antoine

    Merci pour cet article qui nous fait découvrir, une nouvelle fois, un lieu méconnu... Continuez !

    Répondre


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