vendredi 20 octobre 2017| 17 riverains
 

La Brasserie Barbès symbole d'un quartier en mutation

La Brasserie Barbès ouvrira en février 2014 au carrefour Barbès-Rochechouart, dans le 18e arrondissement de Paris, à l’emplacement de l’ancien magasin Vano qui a brûlé le 21 juin 2011. Derrière ce projet, deux associés, Pierre Moussié et Jean Vedreine, qui exploitent déjà plusieurs affaires très en vue à Paris. Leur ambition : créer un lieu à la fois de standing et populaire.

D’abord un cinéma – le Louxor qui a rouvert le 18 avril 2013 - et bientôt une grande brasserie, juste en face : pas de doute, le quartier Barbès est en train de changer de visage. Ou peut-être de retrouver celui de son passé, quand dans les années 20, en lieu et place du Vano, on allait dîner ou boire un verre à la brasserie Charles puis, jusque dans les années 50, au Café Rousseau. Alors, retour aux origines que ce projet baptisé Brasserie Barbès ? Pour ses initiateurs, il s’agit bien de façonner un lieu actuel.

Pierre Moussié et Jean Vedreine, deux trentenaires montés de leur Cantal natal à Paris, s’intéressaient depuis longtemps au quartier Barbès. Après avoir mis en route ensemble Le Sans Souci et le Mansart à Pigalle, côté 9e arrondissement (Pierre Moussié exploite également Chez Jeannette, Le Floréal et tout récemment Le Parisien dans les 10e et 3e arrondissements), les voilà qui se lancent à l’assaut du 18e arrondissement et d’un lieu de choix : l’immeuble Vano, à l’angle des boulevards Barbès et de la Chapelle.

Un projet souhaité par les riverains

Après l’incendie de juin 2011, le propriétaire des murs reprend le fond de commerce. Les deux Auvergnats font alors une offre pour l’exploiter. Un projet bien accueilli et même ardemment souhaité par les riverains, à coups de pétition : « Assez rare pour être souligné quand il s’agit de l’ouverture d’un café ! », sourit Pierre Moussié.

L’ancien Vano et ses 700m2 (en train d’être reconstruits à l’identique via un bureau d’études missionné par l’assurance) sont une « aubaine » selon le restaurateur qui en énumère les avantages : « Une affaire d’angle, un grand espace où tout est à créer, à deux pas du métro Barbès qui est un endroit phare. » Quid des trafics de cigarettes et autres ? « On aime les quartiers cosmopolites », répond Pierre Moussié. Dans tous les quartiers il y a des problèmes. Mais avec le cinéma Louxor qui vient d’ouvrir et nous qui nous installons, ça peut changer. »

Après 20h, à Barbès, c’est désert

L’entrepreneur n’a pas peur du défi et voit surtout une opportunité : « Il y a manque. Après 20h, à Barbès, c’est désert. C’est notre métier que de répondre à un besoin. Et c’est plus excitant de tenter l’aventure ici que de reprendre un emplacement rue Montorgueil (1er et 2e arrondissements). Le quartier me plaît, la mission me plaît. »

La future Brasserie Barbès n’en est pas encore au stade des plans détaillés, mais le projet s’affine. « C’est une surface exceptionnelle, insiste Bruno Louvrier, l’architecte qui travaille sur le projet (aux côtés du cabinet Eliote Shahmiri). Le bâtiment complet sera consacré au café, c’est très rare à Paris. » Le rez-de-chaussée comprendra une terrasse, une salle avec des banquettes, l’office. Au premier étage, un patio et un comptoir et au 2e étage, dans la « tourelle », un autre bar.

« Un certain standing »

Au total, environ 250 places assises et des « ambiances » différentes selon les niveaux « pour plaire au plus grand nombre et occuper toutes les plages horaires de la journée ». « On doit pouvoir venir prendre un petit déjeuner au rez-de-chaussée, déjeuner le midi, dîner à l’étage et prendre un dernier verre le soir dans la tourelle », détaille Pierre Moussié. L’établissement sera ouvert 7 jours sur 7 de 8h à 2h.

Quant à la carte, rien n’est encore arrêté, même si le restaurateur a son idée : des classiques de la brasserie avec des produits frais, transformés le moins possible. Et des prix ciblant « le milieu de gamme ». « On veut de la convivialité et du service pour une clientèle qui souhaite prendre le temps de manger sans pour autant trop dépenser ou devoir réserver trois semaines à l’avance comme dans les bistrots de chefs. Cela correspond totalement à l’image de la brasserie : de l’espace, un certain standing et des prix milieu de gamme. » Pierre Moussié imagine ainsi attirer aussi bien « des cadres de la banque en face que des jeunes en terrasse ou des mères de famille ».

« Demain, ce sera le nouvel endroit »

Côté look, si les codes de la brasserie seront respectés (accueil à la porte, vestiaire-boutique), l’établissement ne sera « pas un revival de la brasserie 1900 ». « Quand on entrera, on sera en 2014 », explique Pierre Moussié qui y voit « un lieu où tout le monde peut venir, mais pas forcément pour les mêmes raisons ». Les deux associés misent définitivement sur la transformation du quartier : « Les gens vont traverser Paris pour venir ici. Demain, ce sera le nouvel endroit, avec une mixité qui ressemble vraiment à Paris. »

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