dimanche 28 mai 2017| 27 riverains
 

Tambours, pétards et sirènes, aux Jardins d'Eole

Le défilé est parti de la place Charles Bernard, avant de rallier les jardins d’Éole.

Le bal organisé par la mairie du 18e arrondissement aux jardins d’Eole, mercredi 13 juillet 2011, et emmené par un groupe de percussions brésiliennes, a commencé au son des pétards et au rythme d’une intervention policière. Reportage et portfolio.

C’est sur des airs de musique brésilienne que les festivités du 14 juillet 2011 sont lancées dans le 18e arrondissement de Paris. Tambours battant, danseurs et musiciens armés de grands sourires, une batucada s’ébranle, la veille au soir, de la place Charles Bernard. Elle emporte dans son sillon le petit train de la Butte Montmartre et quelques dizaines de personnes. Le point de chute de la joyeuse bande ? Les jardins d’Éole, où se tient le bal organisé par la mairie du 18e arrondissement.

Là-bas, alors que les futurs fêtards ne sont pas encore arrivés, les organisateurs allument les lampions au dessus de la piste de danse et achèvent les derniers préparatifs. DJ, taverne et cabane à frites, saucisses et merguez halal, complètent le dispositif. À quelques pas de là, des jeunes garçons, des ados et des enfants « tiennent le mur » qui jouxte l’entrée du jardin. Puis, une détonation. Et une autre. Le petit groupe allume des pétards et lance des feux d’artifice en les tenant à bout de bras. Au risque de se faire exploser les mains, si les choses tournent mal.

Flashball

De la cabane à frites, des voix s’élèvent : « Allez plutôt à l’Elysée ou place Beauvau pour faire exploser vos pétard, pas ici ». Mais le groupe s’est dispersé, annonçant l’arrivée de la police. Quelques instants après, voitures et camions de CRS débarquent. Les hommes se déploient, flashball à la ceinture et bombe lacrymogène à la main. À leur suite, un photographe et un cameraman. Ce dernier pointe son objectif sur des enfants qui agitent les mains pour signifier leur refus de se faire filmer.

Les forces de l’ordre débusquent des restes de pétards dans les buissons, fouillent des jeunes gens qui ne donnent pas l’air d’avoir plus de douze ans, mais repartent « bredouillent », d’après d’un ado revenu sur les lieux un quart d’heure plus tard, une fois les derniers véhicules partis.

Feux d’artifice

La batucada fait son entrée. Les danseuses qui mènent la troupe n’ont rien perdu de leur dynamisme. Tous se dirigent vers les lampions. La fête se met en place. Mais à peine une centaine de personnes est présente. Peu dansent. Plus loin dans la rue d’Aubervilliers, des enfants et des jeunes ados continuent d’allumer des feux d’artifice, sous le regard des agents de sécurité immobiles. Au risque cette fois de mettre le feu aux immeubles.

Plaçant sa main un peu au dessus de sa taille une femme de la batucada raconte à ses partenaire « un gamin haut comme ça, m’a dit “c’est pas contre vous madame, c’est juste pour s’amuser” ». « Tout à l’heure ils étaient plus agressifs » lui rétorque une autre. Alors que la nuit s’installe sur les jardins d’Éole, la musique n’a pas encore réussi à rassembler les populations.

Portfolio

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