samedi 25 mars 2017| 25 riverains
 

Sons de cloche au conseil de quartier Clignancourt-Joffrin

L’objectif de ce conseil de quartier était aussi de renouer avec les riverains.

Pas d’ordre du jour et liberté de parole pour les participants au conseil de quartier Clignancourt- Jules Joffrin , qui s’est tenu, mardi 24 mai 2011, dans le 18e arrondissement de Paris. Son des cloches, toilettes publiques, sécurité : les thématiques dégagées devraient devenir des pistes de travail.

« L’église St Hélène carillonne à tout va. L’hiver ça va, on ferme les fenêtre, mais maintenant avec le beau temps, c’est autre chose ! ». Posté devant la cinquantaine de personnes – âgées pour la plupart - qui participent au conseil de quartier Clignancourt-Jules Joffrin, mardi 24 mai 2011, Christian ouvre le bal.

Cheveux longs et bandeau hippie noué autour de la tête, ce voisin de l’église de la rue du Ruisseau est excédé par le bruit des cloches. Le ton calme, il tente de convaincre la salle de leur inutilité. « Aujourd’hui, les fidèles connaissent l’heure de la messe, pas besoin de la leur rappeler… ». De toute évidence l’argument ne porte pas. Quand, pour finir, il s’excuse d’avoir été un peu long, ça chuchotte des « non, on ne vous excuse pas ».

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Les huit conseils de quartier du 18e se réunissent régulièrement, soit en session publique, soit en session restreinte.

Le sujet ressurgit tout au long de l’heure et demie qu’a duré ce conseil de quartier, chacun y allant de son opinion personnelle. Il faut dire que cette fois, la réunion n’a pas de thème spécifique. « On n’a pas voulu d’ordre du jour », explique Dominique Augiron, ancien président du conseil, lequel participe, ce soir-là, à l’animation de la discussion. La parole est libre. Le but est de renouer avec les habitants du quartier. « Parfois les gens trouvent qu’on leur impose un débat. Là, on leur dit, à vous d’être force de proposition ». Le premier conseil de ce type a eu lieu il y a deux ans, depuis, il s’en organise un par an.

Et, contrairement à ce qu’on pourrait penser, la liberté de parole n’a pas entraîné de désordre. Assis sur des bancs, dans le préau de l’école de la rue Ferdinand Flocon, les habitants du quartier ne prennent la parole qu’après avoir levé le doigt. Chacun écoute l’autre. À part quelques chuchotements et discussions parallèles, la réunion est on ne peut plus policée.

Toilettes publiques

Les sujets s’enchaînent sans logique apparente. Le manque de toilettes publiques porte de Clignancourt, les « marginaux » de la rue du Poteau, la taille des terrasses qui gêne le passage sur le trottoir. « Et puis, il y a un type qui donne à manger aux pigeons dans la rue Calmels, raconte un homme vêtu d’une veste écossaise verte. On ne peut plus ouvrir les fenêtres ! Dès qu’il est là, les oiseaux arrivent, ils le connaissent ! »

« Je distingue deux thématiques essentielles, la propreté et la sécurité », analyse Laurence Goldgrab, présidente du conseil de quartier, conseillère de Paris. L’élue du 18e rassemble questions et remarques. Répond quand elle peut, et distingue ce qui est du ressort de la mairie de ce qui ne l’est pas. Les thèmes dégagés, auxquels des réponses immédiates ne peuvent être apportées, sont remontés au niveau de la mairie. ils deviendront des pistes de travail.

Crachats

Quelqu’un propose, mi-sérieux, de distribuer des paquets de mouchoirs pour inciter les gens à cesser de cracher par terre. Un phénomène que la salle juge unanimement en augmentation. Cela pourrait être une première initiative. Car le but de la réunion de ce soir est aussi d’inciter les habitants à se prendre en main.

Sophie Cornanguer, vice-présidente, insiste « on est preneur d’initiatives, on recrute, on a besoin d’énergie derrière nous ». En attendant de voir les effets que pourront avoir cette réunion, les habitants de Clignancourt-Jules Joffrin se sont fixés rendez-vous le 18 juin prochain pour la fête du quartier.

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