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Rue Joseph Dijon, comme un sentiment d'abandon - dixhuitinfo.com - l'actualité du 18e arrondissement de Paris
lundi 29 décembre 2014| 72 riverains
 

Rue Joseph Dijon, comme un sentiment d'abandon

La rue Joseph Dijon, mercredi 25 janvier, en soirée, lors de l’incendie d’une cave où vivaient une femme et ses deux enfants.

Les riverains de la rue Joseph Dijon, dans le 18e arrondissement de Paris, se plaignent régulièrement de la dégradation de leur cadre de vie. A la suite d’un nouvel incendie, mercredi 25 janvier 2012, ils sollicitent l’intervention de la municipalité.

Sous le ciel gris, la rue Joseph Dijon a mauvaise mine. Télévision défoncée sur le trottoir. Vieux matelas contre le parcmètre. Plus loin, des morceaux de bois entravent le défilé des passants. Et à la hauteur du n°8, une persistante odeur de brûlé. C’est dans la cave de cet immeuble du 18e arrondissement de Paris qu’un incendie s’est déclaré, mercredi 25 janvier 2012. Hébergée là depuis dix ans par son mari, gérant du salon de coiffure rez-de-chaussée, dont elle est la deuxième épouse, une femme et ses deux enfants l’ont échappé belle. Ils ont pu s’enfuir à temps.

Les habitants de l’immeuble, aux nombreux appartements noircis par la fumée, ont eu chaud. Le feu, provoqué, d’après les déclarations du gérant à la police, par un court circuit sur l’installation électrique qui reliait la cave au salon de coiffure, aurait pu gagner les étages sans l’intervention rapide de nombreux pompiers. Incommodée, une femme a néanmoins été hospitalisée.

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Rue Joseph Dijon, l’unique poubelle déborde régulièrement.

Une bombe sous l’immeuble
« On fait vraiment n’importe quoi dans cette rue, tout semble permis , dénonce Dominique Augiron, conseiller de quartier Jules Joffrin-Clignancourt et habitant de la rue depuis dix-sept ans. L’autre jour, dans mon immeuble, sur l’autre trottoir, un gars a installé au sous-sol un système de chauffage au gaz pour alimenter la laverie au-dessus. Sans autorisation. Une bombe sous l’immeuble ! Je suis intervenu à temps. »

De nombreux riverains savaient qu’une famille vivait dans la cave incendiée. « Qui est responsable ? A qui se plaindre ? » Dominique Augiron, qui n’a pourtant rien d’un foudre de guerre, enfonce le clou : « C’est comme si la loi n’existait pas dans cette rue. On ne voit personne, les élus municipaux ne se déplacent pas sur les lieux de ces faits-divers. A l’image des policiers, jamais là quand il faut. » Il disait déjà la même chose, en juin 2010, après l’incendie volontaire de plusieurs voitures dans la rue.

Que font les éducateurs ?
Mais cette fois, c’est la bonne. Myriam El Khomri, adjointe au maire de Paris, chargée de la prévention et de la sécurité et élue du 18e, a promis de rencontrer, « très prochainement », des habitants de ce quartier, situé à quelques centaines de mètres de la mairie. « La municipalité doit jouer un rôle pédagogique, poursuit Dominique Augiron. Par exemple, s’occuper des jeunes, qui traînent toute la journée dans la rue. Toujours les mêmes. Je discute souvent avec eux. Ils ne sont pas méchants. Ils disent qu’ils s’emmerdent. Que font les animateurs, les éducateurs ? »

Courte, trois cents mètres à peine, la rue Joseph Dijon n’a pourtant rien d’une enclave. Depuis le métro Simplon, sur la ligne 4, les nombreux piétons l’empruntent pour rallier la place Jules Joffrin, la mairie, la rue du Poteau et ses commerces. De nombreux bars et restaurants jalonnent la voie. « C’est plutôt sympa, mais l’endroit mérite un bon coup de peinture », soupire Julie, une jeune riveraine, en pointant les devantures dégradées des nombreuses boutiques abandonnées. « Ne laisse-t-on pas ce quartier pourrir volontairement en prévision d’une opération immobilière », s’interroge encore Dominique Augiron.

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9 commentaires
  • Quel rapport entre "les jeunes, qui traînent toute la journée dans la rue" et dont la municipalité devrait s’occuper et cet incendie dont "de nombreux riverains savaient qu’une famille vivait depuis plus de dix ans dans la cave incendiée" ?
    Effectivement il se pose une question de responsabilité.
    Il est toujours délicat de signaler une famille vivant dans une cave aux services sociaux sans connaître les conséquences de ce signalement.
    C’est peut être dans ce sens que la communication doit être développée : sur ce qu’il est déjà possible de faire.

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  • Rue Joseph Dijon, comme un sentiment d’abandon 31 janvier 2012 18:03, par Dominique Augiron

    Effectivement, il ny a aucuns liens entre "les jeunes" et cet incendie.
    Quid de la responsabilité ?
    Il semblerait que des habitants du 8 ont à plusieurs reprises alerté les "autorités" sur cette cave habitée.Pour ma part je n’étais pas au courant...
    Concernant les jeunes,avec qui j’ai dialogué à plusieurs reprises, outre leur propos sur la crise... Ils n’ont pas de lieu pour se réunir, pour discuter, pour se divertir. J’avais proposé en Conseil de quartier que le batiment CPAM de la rue Baudelique devienne en partie un lieu de vie, de rencontre à la façon d’une MJC, comme cela se faisait il y a quelques années... Il m’a été répondu qu’une opération immobilière était en cour... dommage...
    Dans ce quartier il n’y a pas de lieu de vie, de rencontre, de dialogue... condition siné qua non du vivre Ensemble
    Bien sûr la Municipalité ne peut pas se substituer à l’état quant à la fameuse crise... Ecole, précarité, chômage. Pourtant ces jeunes sont des citoyens en devenir. Pour cela il faut leur donner les moyens de participer à la vie de notre société. Instruction,accès aux loisirs. Seul le savoir nous sort de l’obscurentisme. alors mettons en place des actions pour que ces jeunes retrouvent le goût du vivre Ensemble, non pas les uns à côté des autres mais ensemble. Ce qui pourrait nous garder du communautarisme aussi.
    Quant à la propreté là en revanche, la municipalité ne fait pas grand chose.. Il n’y plus qu’une poubelle dans la rue....
    A bientôt si dialogue...
    Cordialement

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  • Rue Joseph Dijon, comme un sentiment d’abandon 18 février 2012 12:29, par Juliette

    "Seul le savoir nous sort de l’obscurantisme".
    Youpi, c’est joli et ça en jette ! Vous plissez un peu les yeux quand vous dites ça ?

    Et bien, Mr Augiron, montrez à ces jeunes le chemin de la médiathèque, des multiples bibliothèques, des musées, des cinémas, des galleries, des conférences, des cours du soir, des salles de sport… Je suis certain qu’ils seront ravis d’apprendre grâce à vous qu’ils sont dans une des villes qui offre le plus en matière d’activités culturelles, sportive etc…

    Je peux vous dire Mr Augiron pour en avoir rencontrer à la pelle dans des quartiers bien plus défavorisés, ces "jeunes" (et même les moins jeunes d’ailleurs) connaissent votre discours par cœur et pour beaucoup, ils ont parfaitement intégré le fait que rien de ce qu’ils sont, font ou ne deviendront n’est de leur responsabilité, puisque c’est la faute… à la municipalité.

    La dégradation de la rue Joseph Dijon est liée à des personnes qui ne veulent pas comprendre le sens du mot "devoir". Lorsqu’ils transgressent sans cesse les règles élémentaires de vie en société, ce n’est rendre service à personne que de leur trouver des excuses permanentes.

    Droits, Devoirs. Pas de devoirs, pas de droits… Pas de bras pas de chocolat ! Très simple.

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  • Rue Joseph Dijon, comme un sentiment d’abandon 19 février 2012 18:00, par miclucas

    ces jeunes savent bien qu il existent des bibliotheques , mediatheques qui leur tendent les bras , mais ce type de population prefere le smartephone , le mp 3 , a la culture , aux livres,, et l assistanat ou les petits trafics au travail ;DROIT RIME AVEC DEVOIR .

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  • Rue Joseph Dijon, comme un sentiment d’abandon 22 mars 2013 22:21, par Vinc

    Bonjour,
    Je recherche actuellement un appartement. J’ai visité un deux pièce que j’ai beaucoup apprécié. L’ambiance du quartier ne m’a pas choqué.
    La rue est elle toujours aussi problématique ?

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  • Rue Joseph Dijon, comme un sentiment d’abandon 9 décembre 2013 18:04, par Marion

    Bonjour,

    je suis sur le point d’acheter un appartement au 21 rue Joseph Dijon, c’est le tronçon de la rue qui est entre la rue du Mont Cenis et la rue Hermel.
    Savez vous si les problèmes de cette rue se règlent ?

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  • Bonjour

    je souhaite acheter un appartement au 5 rue Joseph Dijon.

    Comment est ce quartier ?
    ça se dégrade ou s’améliore ?

    Merci pour vos commentaires

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  • Rue Joseph Dijon, comme un sentiment d’abandon 13 février 19:03, par marionP

    La rue Joseph Dijon est aujourd’hui un peu moins la "zone", avec un café comme Le Petit Joseph Dijon, ou des restaus comme "Les fondus de la raclette". Mais il ne faut pas trop s’enthousiasmer, ça reste une rue assez "spéciale", coincée entre Jules Joffrin et Clignancourt. On y voit encore des bandes, parfois, et certaines allées et venues pas très claires...

    Marion

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  • J’habite sur la rue Joseph Dijon depuis une dizaine d’années. La rue ressemblait déjà à ce qu’elle présente aujourdhui, peut être un peu plus sale certains jours mais c’est quand même le même "décor".
    Je ne trouve pas qu’on s’y sente en insécurité, on sent effectivement que la municipalité ne fait pas grand chose en terme de propreté de l’espace public... pour une rue qui relie deux lignes de métro un effort pourrait être fait...
    Le fait qu’il se trouve de nombreux commerces africains et magrhébins (salons de coiffure, resto) amènent de la vie et des couleurs mais aussi des nuisances. je ne comprends pas que les services d’hygiène de la ville ne viennent pas faire un tour dans ces restos à la propreté plus que douteuse et qui font que souris et autres rongeurs pulullent dans les immeubles et les caves.
    A part ça, moi j’aime mon XVIIIe mais je le souhaiterais quand même plus civique et respectuex des espaces publics (la rue par exemple !) et des ses habitants.

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