lundi 26 juin 2017| 91 riverains
 

Abil Bazile au secours d'Haïti, son pays

Commerçant haïtien, Abil Bazile est installé dans le 18e arrondissement de Paris comme bon nombre de ses concitoyens. Directement touché par le tremblement de terre qui a meurtri son pays, il récolte de l’argent pour lui venir en aide.

Abil Bazile vient d’Haïti, de Fond-des-Nègres, un petit village au sud ouest de Port-au-Prince. Depuis 1995, il gère le magasin Haïti Market, installé 31 rue des Poissonniers, dans la Goutte d’Or. On y trouve du manioc, des citrons verts, des bananes et… une pancarte d’appel aux dons pour aider les survivants du séisme d’Haïti : « Haïti Market, récepteur de dons pour Haïti. » Le message est clair.

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Les clients de l’épicerie ont sollicité Abil Bazile pour aider Haïti.

« L’idée ne vient pas de moi, reconnaît Abile Bazile, mais de mes clients. Après le séisme du 12 janvier, plusieurs d’entre eux, et pas forcément des Haïtiens, sont venus me voir en me disant qu’ils voulaient faire quelque chose. » Il a alors mis en place cette collecte. En France depuis 1983, Abile est encore très attaché à son pays, sentimentalement et commercialement. « J’y vais tous les ans, et je vais y retourner dès que les lignes aériennes seront opérationnelles. Pour voir ma famille et mes amis, mais aussi les producteurs locaux qui me fournissent. »

Parmi les 150 à 200 000 morts, d’après le dernier bilan provisoire, ses amis ont pu en réchapper, sa sœur et ses enfants aussi, « mais elle a tout perdu, sa maison est entièrement détruite, » précise Abil Bazile, la gorge serrée. Il poursuit : « la situation est tellement dure. Haïti est un pays pauvre, mais là les gens n’ont vraiment plus rien. Il y a tant de sans abris ». Abil Bazile raconte que le premier jour de la catastrophe, les communications étaient encore possibles avec Haïti. Ce n’est que 24 h après qu’elles se sont détériorées, laissant place à l’angoisse et l’incertitude.

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Les proches d’Abil Bazile sont vivants mais ont tout perdu dans le tremblement de terre.

Au 25 janvier 2010, le gérant a recueilli quelques 150 euros, petit pactole dont il est plutôt fier. La collecte est ouverte jusqu’à la fin du mois, ensuite direction la Fondation de France, à laquelle il remettra l’argent récolté. S’il ne sait pas encore à quoi servira cet argent, il n’est pas trop inquiet, moins que pour sa sœur en tout cas. « Je leur fais confiance. »

Sur le même sujet : Le 18e arrondissement se mobilise pour Haïti

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