mardi 25 avril 2017| 15 riverains
 

Xavier Saint Amand, tatoueur rue Duhesme, dans le 18e

Son métier : tatoueur. Xavier Saint Amand s’est installé, rue Duhesme, dans le 18e arrondissement de Paris, en janvier 2010. Son salon, Gwadatattoo, rencontre un véritable succès.

Xavier Saint Amand est débordé. Ce tatoueur, installé depuis janvier 2010, dans le 18e arrondissement de Paris, ne compte pas ses heures. « J’ai terminé à 23 heures hier soir, précise-t-il. J’ouvre le soir, pour tous ceux qui ne peuvent pas venir en journée à cause de leur travail. »

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Xavier Saint Amand a ouvert le premier centre de tatouages antillais. Une vraie marque de fabrique.

Et ils sont nombreux à vouloir être tatoué par le professionnel. Ils viennent d’Evreux, de Chartres, de Maux, de Rambouillet. Sa spécialité : l’ombre et le dégradé. « Je viens de Guadeloupe, dit-il. Voilà pourquoi mon salon s’appelle Gwadatattoo, c’est le premier centre français de tatouage antillais. 60 % de ma clientèle est antillaise. »

Jusqu’en janvier 2010, Xavier Saint Amand habitait Montpellier. « J’exerçais dans mon appartement, comme les dentistes et certains médecins. » Une amie parisienne l’appelle : un propriétaire veut louer un local à un tatoueur, dans le 18e. « Quand on recherche un local, les propriétaires sont réticents à les louer aux tatoueurs, explique Xavier Saint Amand. On pâtit d’une image de saleté. »

Tatoueur et soudeur, même combat !
Le local doit être restauré. Deux semaines de travaux et Xavier Saint Amand débarque dans le 18e, pour « travailler plus et gagner plus ». « Ici, c’est un petit village, les gens parlent, discutent. Le dimanche, il y a le marché. J’aime ce quartier, c’est tranquille ! Après, c’est vrai que je ne me serai pas installé trois rues plus loin. Mais ici, les gens me connaissent, passent me dire bonjour, boire un verre. C’est sympa. »

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Première étape du tatouage, décalquer le dessin. Le calque est ensuite appliqué sur la peau. Puis place à l’aiguille.

Sa passion a commencé avec un dragon qu’il s’est fait tatouer sur l’épaule, il y a six ans. « À partir de là, j’ai voulu apprendre à tatouer ». Xavier est alors soudeur professionnel. « Souder demande une grande précision et d’être méticuleux. Comme pour le tatouage, il faut suivre la ligne et retirer le fer à la seconde prêt. »

Mais Xavier a d’abord dû trouver un tatoueur qui accepte de le former. « Personne ne voulait m’apprendre, se rappelle-t-il. C’est un milieu très fermé. J’ai trouvé au bout de deux ans, mais j’ai galéré. » C’est finalement un tatoueur tahitien qui devient son maître : « Il m’a appris son art gratuitement. »

« Une passion, tu la vis à 100 % »
Puis Xavier Saint Amand s’est lancé, dessinant ses propres modèles. Il en a aujourd’hui près de 5 000. « La plupart du temps, les dessins sont faits sur demande. 80 % des clients savent ce qu’ils veulent. Ils se tatouent après un changement dans leur vie, un décès, un divorce. 20 % n’ont pas d’idées, ils viennent pour avoir un tatouage, n’importe lequel. »

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Son matériel est stérile à usage unique, ouvert devant le client. « Plus simple que d’avoir à le stériliser et une vraie garantie pour le client. »

Le prix minimum : 50 euros, pour un motif de 3 centimètres. Puis 100 euros de l’heure. « Il faut parfois travailler pendant 5/6 heures, précise-t-il. Cela demande beaucoup de concentration. Après, je suis épuisé. » Son matériel est stérile à usage unique, ouvert devant le client. « Plus simple que d’avoir à le stériliser et une vraie garantie pour le client. »

Dans son salon, Xavier prend son temps. « Ce n’est pas la chaîne, dit-il. Pas comme à Châtelet où ils multiplient les tatouages. Puisque les clients sont en majorité des touristes, les tatoueurs savent qu’ils ne les reverront pas. » Le tatoueur de la rue Duhesme défend au contraire « une passion, qui ne marche pas avec l’argent ». « Tu la vis à 100 %, tu y penses tout le temps. Quand tu rentres chez toi, tu cherches de nouveaux modèles de dessins. » Mais Xavier Saint Amand est tout de même à la recherche d’un tatoueur, pour l’aider à répondre à la demande, et pour « avoir une vie à côté ».

Gwadatattoo est ouvert du mardi au samedi, de 13h à 19h, et jusqu’à 22h sur rendez-vous, ainsi que le dimanche et le lundi sur rendez-vous. Le centre de tatouage se situe 72, rue Duhesme. 06 65 54 50 31. Adresse mail : gwadatattoo@hotmail.fr Site Internet : www.gwadatattoo.com

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