dimanche 23 avril 2017| 26 riverains
 

"Un passant ordinaire" premier roman d'une vie au fil du 18e

"Un passant ordinaire" est le premier roman d’un journaliste parisien, Renaud Czarnes, qui a longtemps vécu dans le 18e arrondissement de Paris. Histoire d’une vie qui bascule, sur fond de jazz et de décors montmartrois.

Renaud Czarnes, Parisien, 46 ans, est journaliste politique aux Échos. Il est écrivain, photographe et musicien de jazz. Toutes ses passions ont un point en commun : l’amour du 18e arrondissement de Paris. Plus précisément, de Montmartre. Sa relation fusionnelle avec ce quartier débute à l’aube des années 90, quand il s’installe à l’âge de 25 ans au 17 rue Constance dans le 18e. Dès lors, l’avenue Junot, la rue Lepic et la rue des Abbesses l’accompagneront constamment dans sa vie, sous forme de décor immuable, mais jamais anachronique.

GIF - 48.6 ko
Renaud Czarnes est un passionné de jazz depuis plus de 20 ans.

Tout le parfum de cette époque est présent dans le premier roman de Renaud Czarnes, "Un passant ordinaire". Un roman pas complètement autobiographique, mais nourrit d’émotions réelles, de la vie du quartier montmartrois, de ses habitudes, de son énergie et de la folie de ses habitants. Montmartre avec ses immeubles, ses pierres qui ont encore des choses à dire, ses histoires qui se multiplient, ses odeurs qui ne partiront plus. Autant de vibrations qui se propagent sur toute la Butte, amplifiées par le bruit constant de la ville. Un rythme, une musique (le jazz) qui accompagne partout autant Calude, le protagoniste du livre, que Renaud Czarnes.

Dans cet univers unique, "Un passant ordinaire" raconte le changement de vie d’un homme ordinaire après l’annonce de son cancer des poumons. Une existence bouleversée qui se déroule dans un immeuble parisien sur cour, avec les inconvénients et les plaisirs de la vie de tous les jours. Vis-à-vis, bruits, lumières, du quotidien de Calude naîtront des émotions et des liens forts tissés avec des voisins, lesquels deviendront inexorablement des alliés de son destin. L’énergie et la musique du roman de Renaud Czarnes pourraient s’incarner dans cette phrase du narrateur : « Si quelqu’un devait siffler bientôt la fin de la recréation, je voudrais en avoir profité ».

GIF - 52.4 ko
C’est dans cet immeuble, rue Constance, que le roman se déroule.

Renaud Czarnes n’habite plus à Montmartre depuis quelques années (il vit désormais dans le 9e arrondissement), mais son cœur y réside pour toujours, comme dans l’immeuble où il a logé, rue Constance, le club de jazz de la rue Lepic, la triperie qui a disparu... Et, surtout, l’avenue Junot. Cette artère est très souvent citée par l’auteur, avec passion et rationalité, fuyant la nostalgie. « Le combat avec elle (la nostalgie) est perdu d’avance de toute façon », souligne-t-il. C’est un sentiment qui touche le souvenir, l’histoire, la mémoire.

Même si Montmartre est en train de changer, c’est un quartier d’une richesse inépuisable. Une évolution qui n’est pas toujours positive : « C’est de plus en plus un quartier de riches et de touristes », mais cela fait partie du changement de la société en général. Pas la peine, pour l’écrivain, de jouer les mélancoliques. « On trouve toujours des chemins alternatifs où l’on peut s’isoler et profiter de la beauté de Montmartre ». Et sur la Butte, Renaud Czarnes monte et descend encore, sans jamais s’arrêter. C’est sa vie, c’est son livre, c’est sa musique. C’est son quartier éternel.

Un passant ordinaire
Renaud Czarnes
Éditions Léo Scheer
148 pages - 18 €

Où ça se passe:

Découvrez tous nos articles géolocalisés sur le 18eme arrondissement en un clin d'œil

Partagez cet article:

1 commentaire

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Les commentaires sont modérés à priori, soit avant publication sur le site. Dixhuitinfo.com ne publiera pas les contenus illicites. N'hésitez pas à déclarer tout contenu que vous jugeriez illicite à l'adresse mail redaction@dixhuitinfo.com
 
Derniers commentaires
Les plus lus
Thèmes