dimanche 23 avril 2017| 24 riverains
 

Le taekwondo, comme un véritable art de vivre

Mathias et Cannelle Maizeroi, rue du Ruisseau, où ils ont grandi.

Cannelle et son frère Mathias Maizeroi, habitants du 18e arrondissement de Paris, sont taekwondoïstes, un art martial d’origine coréenne. Aux derniers championnats de France, ils ont chacun ramené une médaille : l’argent pour le fère, le bronze pour la sœur.

Cannelle et Mathias Maizeroi sont frères et sœurs. Au-delà de la filiation, l’amour du taekwondo les réunit, un art martial qu’ils ont pratiqué dès l’enfance. « La traduction littérale, c’est la voie du pied et du poing. Mais chaque pratiquant possède son taekwondo propre. C’est un style que tu adaptes. Tout en coups de pieds, en accélération et en vélocité », explique Mathias. Âgés respectivement de 26 et 28 ans, ils sont compétiteurs depuis quatre et cinq ans. Tous les deux combattent dans la catégorie poids lourds des seniors, à savoir plus de 73 kilos pour Cannelle et plus de 87 pour Mathias.

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Mathias Maizeroi, en bleu, à l’entraînement.

Le 5 février 2011, les championnats de France seniors de taekwondo se sont déroulés à Strasbourg. Mathias est satisfait : « Cette année, j’ai bien combattu. Après cinq tours, j’ai rencontré Pascal Gentil en finale. J’ai eu beaucoup de chance, car au tour précédent, Mickael Borot (qui a représenté la France aux derniers Jeux Olympiques) s’est blessé. » Mais cette année, le manque de temps pour s’entraîner a desservi Mathias. « J’ai manqué de réaction et de précision. Mes combats étaient brouillons. Je n’ai jamais été autant blessé en compétition. J’ai tenu face à Pascal Gentil, mais j’ai tenu six minutes. »

Mathias a fini second ramenant chez lui, dans le 18e arrondissement de Paris, la médaille d’argent, et Pascal Gentil a remporté son quinzième titre national. Cannelle a décroché la troisième place dans sa catégorie « Ca fait quatre ans que je perds en demi-finale contre la même compétitrice, Anne-Caroline Graffe, précise-t-elle. En compétition, tu mises sur le dépassement de soi. Tu veux toujours faire mieux. Je suis très revancharde ». L’année prochaine, elle ne renoncera pas.

Une affaire de famille
Le taekwondo, c’est une affaire de famille chez les Maizeroi. Leur père, Lucien Maizeroi, est entraîneur et ancien compétiteur. « Il a d’abord eu un club dans le 19e arrondissement, rue Archereau, puis au début des années 90, il s’est installé dans la Goutte d’Or, dans le 18e », explique Cannelle. Très tôt, Lucien Maizeroi a su transmettre sa passion à ses enfants en les initiant lui-même.

« Voilà quatre ans, nous avons signé à Saint-Quentin-en-Yvelines pour faire de la compétition », précise Cannelle. C’est en voyant Mathias combattre contre un pratiquant du club de Saint-Quentin, le TKD 78, qu’un ami de leur père, a convaincu l’ensemble de la famille que les deux jeunes devaient s’inscrire en compétition.

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Cannelle, Lucien (le père) et Mathias Maizeroi, dans la salle d’entraînement de la Goutte d’Or.

« Techniquement et physiquement, nous sommes très bien encadrés par nos préparateurs. C’est une chance d’être tombé sur des gens avec qui on a eu tout de suite une confiance mutuelle et qui ont su trouver les outils pour nous faire monter en niveau, explique Mathias. Ils nous ont apporté une précision dans le travail qui nous permet de supporter la blessure en compétition, même si on ne l’évite pas systématiquement. »

Malgré les entraînements intensifs, Mathias reste lucide : « On est très loin en termes d’expérience et de réactivité par rapport à bien d’autres compétiteurs. L’essentiel c’est de combattre sans se blesser pour pouvoir continuer. Comme on est en élimination directe, il faut gagner tous les combats en s’économisant pour les suivants. Chaque point est une planète. Parfois, avant l’envie de gagner, on a avant tout l’envie de ne pas perdre. »

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