vendredi 28 avril 2017| 42 riverains
 

Toubhans - Bournazel, un vrai débat gauche - droite

Confrontation d’idées, échanges à fleuret moucheté : lundi 4 juin 2012, le débat entre Marie-Pierre Toubhans, Front de gauche, et Pierre-Yves Bournazel, UMP, a permis aux deux candidats aux élections législatives dans la 18e circonscription, d’exposer leurs projets devant un public nombreux et curieux.

Confrontation d’idées et opposition plutôt courtoise étaient au rendez-vous. À six jours du premier tour des élections législatives, le débat qui a eu lieu, lundi 4 juin 2012, entre Marie-Pierre Toubhans, candidate du Front de gauche dans la 18e circonscription, et son opposant Pierre-Yves Bournazel, candidat de l’UMP, a offert une belle discussion sur des enjeux tant nationaux que locaux.

Pendant près de deux heures, les deux « challengers » de cette élection (selon le terme même de Pierre-Yves Bournazel) se sont exprimés sur divers sujets : services publics, dette, réforme des universités, logement ou encore droit de vote des étrangers. Les deux prétendants au siège de député ont pu présenter leur projet, et répondre aux nombreuses questions du public serré dans une salle du bistrot Aux Chiffons.

Bilan contre bilan

Pour Marie-Pierre Toubhans, l’enjeu de ce débat était de « confronter les projets et dresser le bilan de cinq années de sarkozysme ». « Certains préféreraient qu’il n’y ait pas de débat, mais dans une démocratie, personne n’est propriétaire d’une circonscription », a ajouté Pierre-Yves Bournazel, taclant implicitement Christohpe Caresche, député de la 18e circonscription depuis 1997. Lequel se représente cette année.

Le député socialiste, tout comme d’autres élus parisiens, a été plusieurs fois visé par le candidat UMP. Quant à ce dernier, il a été interpellé à de nombreuses reprises sur le bilan de Nicolas Sarkozy. « J’assume ce bilan », a-t-il déclaré, défendant les différentes mesures de l’ancien chef de l’Etat. Il a volontairement insisté sur la limitation à deux mandats pour le président de la République.

Un échange sur le fond

Mais le statut de challengers des deux candidats a évité un affrontement sur le seul bilan, et a permis un échange sur le fond. Beaucoup de militants étaient présents dans le public. Ils ont adressé aux débatteurs des questions parfois pointues. La loi SRU (solidarité et renouvellement urbain), portant sur les logements sociaux, ou l’écart croissant des salaires et la précarisation, ont ainsi été évoqués, tout comme la prostitution. Des questions souvent rattachées à des préoccupations locales.

Quelques piques ont par ailleurs fusé entre les candidats, mais toujours sans animosité. « Moi je crois que le travail émancipe, vous, vous croyez qu’il aliène C’est notre différence fondamentale depuis Marx », a ainsi attaqué Pierre-Yves Bournazel en parlant du chômage. La réponse ne s’est pas fait attendre : « Je suis pour que le travail émancipe, mais justement, vous l’aliénez », a rétorqué Marie-Pierre Toubhans.

« Ce genre de rencontre permet aussi de voir l’homme derrière le candidat », a résumé Pierre-Yves Bournazel. Le candidat UMP a longuement insisté, pendant ses interventions, sur la notion d’éthique personnelle. « En ce moment fort de politisation, ce type de confrontation est un moyen pour les gens de s’approprier les arguments », a de son côté estimé Marie-Pierre Toubhans. « Le débat fait progresser les idées », a-t-elle ajouté. Un avis commun aux deux opposants.

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