mardi 21 novembre 2017| 29 riverains
 

Lounis Ibadioune relaxé par le tribunal

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Lounis Ibadioune explique sa relaxe aux journalistes, devant le tribunal de proximité du 19e arrondissement.

Le tribunal de proximité a relaxé, mercredi 18 février 2009, Lounis Ibadioune, militant communiste du 18e arrondissement de Paris, poursuivi pour avoir vendu l’Humanité Dimanche à la criée, sur un marché dans la Goutte d’Or. Une victoire pour le débat d’idées, s’est réjouit l’intéressé.

Applaudissements dans la salle d’audience, embrassades : le tribunal de proximité du 19e arrondissement de Paris, vient de prononcer sa relaxe et Lounis Ibadioune est tout sourire. Ce militant communiste du 18e arrondissement, poursuivi pour avoir vendu l’hebdomadaire l’Humanité Dimanche à la criée sur le marché Dejean, dans la Goutte d’Or, est disculpé des faits qui lui étaient reprochés. « Je suis content, c’est une victoire pour la démocratie, » glisse-t-il en sortant du tribunal, accompagné par plusieurs dizaines de militants et de sympathisants.

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Lounis Ibadioune explique sa relaxe aux journalistes, devant le tribunal de proximité du 19e arrondissement.

À l’ouverture des débats, une demi-heure plus tôt, le juge détend l’atmosphère : « Sur le procès-verbal dressé par le policier, il est écrit que vous vendiez aussi la revue Pip Gadget, » dit-il à Lounis Ibadioune. La salle se marre. « Il s’agit de Pif Gadget, » précise le militant. Début 2007, à l’époque des faits, la vente du mensuel était en effet couplée à celle de l’Humanité Dimanche.

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Devant le tribunal, plusieurs dizaines de sympathisants et de militants étaient venus apporter leur soutien à Lounis Ibadioune.

Côté ministère public, on rigole moins. Pour le procureur, l’interdiction de vente est avérée. Mais, compte tenu de la mobilisation entourant l’affaire, il demande la dispense de peine en maintenant la condamnation : l’amende de 172 euros. « Inacceptable, dira plus tard Lounis Ibadioune. Tous les vendeurs de journaux sur les marchés étaient visés par cette sanction. »

Son avocate démonte ensuite l’accusation : « Mon client n’est pas un colporteur. C’est un militant qui reverse le produit de ses ventes à son journal. » Puis, la jeune femme s’appuie sur la Déclaration des droits de l’homme et des lois sur la liberté de la presse pour étayer sa défense et demander au tribunal la relaxe pure et simple de Lounis Ibadioune. Le juge la lui accorde dans la foulée, sans aucune hésitation.

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Pour Lounis Ibadioune, « La liberté de pensée a marqué des points dans le pays. »

« Je suis fatigué mais soulagé, commente en fin de journée Lounis, qui s’apprête à prendre son boulot de nuit aux messageries de presse parisiennes. La liberté de pensée a marqué des points dans le pays. » Il est fier, aussi, de raconter les félicitations adressées par Ian Brossat, élu du 18e arrondissement et président du groupe communiste au conseil de Paris, depuis son lieu de vacances. « C’est important d’être soutenu dans un tel combat. »

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1 commentaire
  • Lounis Ibadioune relaxé par le tribunal 28 février 2009 11:43, par Pedrox

    La police de ce quartier a t elle une fnction politique ?
    Les mesures d’intimidation, interdictions diverses en dehors du cadre de la loi sont monaires courantes.

    Répondre


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