samedi 24 juin 2017| 17 riverains
 

Les échos du conseil d'arrondissement du 1er juillet

La gare de Saint Ouen, située au-dessus des rails de la petite ceinture, n’accueille plus de voyageurs depuis 1934.

La situation de la librairie L’Odeur du Book, l’extension du conservatoire de musique, la réhabilitation de l’ancienne gare de Saint-Ouen, sur la petite ceinture, l’avenir du magasin Virgin à Barbès, sont quelques-uns des thèmes débattus lors du conseil d’arrondissement qui s’est tenu, lundi 1er juillet 2013, à la mairie du 18e arrondissement de Paris.

- La librairie L’Odeur du Book et la réhabilitation du 13, rue Ramey

L’avenir de la librairie L’Odeur du book, au 13 rue Ramey, concernée par une lourde opération de réhabilitation, n’a pas fait l’objet d’un vœu mais d’une question orale posée par Pascal Julien, adjoint au maire du 18e, chargé des espaces verts et de l’environnement. Il s’est enquis du travail mené par la mairie pour préserver les deux commerces de l’immeuble, à savoir la librairie de livres anciens et le brocanteur voisin. « Y’a-t-il eu concertation en amont avec les commerçants concernés ?, a-t-il demandé au Conseil. Et pourquoi le projet de réhabilitation ne prévoit qu’un seul local d’activité ? »

L’élu Europe Ecologie Les Verts a également questionné le conseil sur le hiatus entre l’indemnité d’éviction de 18 000 euros proposée aux libraires et celle prévue dans l’avis d’enquête publique qui était de 400 000 euros pour la totalité des fonds de commerce de l’immeuble.

Droit au retour

À ces interrogations, Michel Neyreneuf, adjoint à l’urbanisme et des politiques du logement, a répondu que la SOREQA, l’organisme qui mène l’opération, avait rencontré « au moins à trois reprises » les gérants de la librairie. Il a par ailleurs expliqué que l’estimation à 400 000 euros affichée dans l’avis d’enquête publique avait été établie sur le modèle d’autres libraires, sur la base de chiffres d’affaires et de loyers bien supérieurs à ceux de l’Odeur du Book. « Une contre expertise est en cours, a-t-il précisé. Si la nouvelle estimation est plus favorable, nous irons vers cette solution. »

Michel Neyreneuf a également assuré que le droit au retour des commerçants pourrait s’exercer, avec une relocalisation provisoire le temps de travaux. « Pour l’instant, aucun local n’est disponible rue Ramey, a-t-il ajouté, mais nous continuons à chercher. » Enfin, sur la question du futur local d’activité, l’adjoint à l’urbanisme s’est dit ouvert à la possibilité qu’il soit divisé en deux locaux quand les travaux de réhabilitations seront achevés.

- La réhabilitation et l’exploitation de l’ancienne gare Saint-Ouen

Le Conseil d’arrondissement a levé le voile sur le gagnant de l’appel à projets pour la réhabilitation et la gestion de l’ancienne gare de Saint Ouen, au-dessus de la Petite ceinture, dont les locaux désaffectés ont été acquis par la Ville fin 2010. Il s’agit de la société coopérative Le Hasard Ludique, portée par des habitants de la porte Montmartre. Elle va signer avec la Ville un bail emphytéotique d’une durée de 30 ans. Le Hasard Ludique a pour projet d’aménager un espace culturel de 500 m2 comprenant un bar –restaurant et une salle de spectacle de 750 places. Les travaux devraient débuter au 2e semestre 2014 pour une livraison courant 2016.

Lire aussi : Sur les voies ferrées de la Petite ceinture

- L’extension du conservatoire municipal Gustave Charpentier, rue Baudélique

Un vœu des élus UMP à L’initiative de Pierre-Yves Bournazel et Christian Honoré au maire du 18e, concernant le conservatoire de musique rue Baudélique, a permis à la majorité municipale de faire le point sur ce dossier.

Le conservatoire de la rue Baudélique est trop petit depuis des années : conçu pour 500 élèves, il en accueille aujourd’hui le double dans des conditions difficiles. En mai 2010, déjà, l’UMP avait déposé un vœu demandant à la mairie de s’expliquer sur le report d’une extension prévue de longue date.

Cette fois, c’est la bonne. Carine Rolland, adjointe chargée de la culture, a expliqué que le conservatoire allait bénéficier d’une double extension et tripler ainsi sa surface : de 880 m2 à plus de 2500 m2. « Le conservatoire va s’étendre vers l’arrière, du côté du 14 square de Clignancourt et prendre la place du restaurant social pour personnes âgées qui l’occupe actuellement », a précisé Carine Rolland.

L’activité maintenue sur place

Ce restaurant sera déplacé rue Baudélique. Il occupera les deux tiers du jardin partagé Baudélique, lequel se savait éphémère. Pour l’agrandir encore, un étage du conservatoire sera construit au-dessus du restaurant. L’ensemble de l’opération d’extension est complexe. « Mais elle est conduite en tenant compte de la rareté du foncier », souligne Carine Rolland. Qui ajoute : « L’activité du conservatoire sera maintenue sur place dans le bâtiment existant pendant les travaux, qui débuteront en 2015. »

« Le développement de ce dossier a pris du temps, en effet, dit Carine Rolland. À l’époque, nous avons fait d’autres choix, en concertation avec la Ville de Paris. Ils portaient notamment sur la création du Centre Barbara, de l’Institut des cultures d’islam, du Bal. Ces investissements indispensables se sont effectués dans une période budgétaire contrainte. Sans parler de la création prioritaire de logements sociaux. »

Le vœu a été retiré : « Il avait pour but de connaître les intentions de la mairie sur l’extension du Conservatoire, a commenté Christian Honoré, UMP. Nous avons eu une réponse, ce vœu devenait donc inutile. Mais il faudra rester vigilant ... car si j’ai bonne mémoire le débat sur la finalisation de cette réalisation remonte à 2010. »

- L’avenir du personnel du Virgin Megastore Barbès

Un vœu de la majorité municipale (PS) au maire de Paris, à l’initiative du groupe communiste, concernant la fermeture du magasin Virgin Barbès, a été voté à l’unanimité du conseil.

« La liquidation de Virgin Megastore, va entraîner la suppression de 28 emplois directs sur le site du magasin Barbès (300 dans tout Paris), a rappelé Ian Brossat, élu PC du 18e, conseiller de Paris et rapporteur du vœu. C’est une perte sur un plan culturel, car ce magasin était très fréquenté par les habitants de l’Est parisien. »

« Nous souhaitons d’abord que l’espace commercial libéré, qui appartient à Paris Habitat, soit consacré à l’implantation de nouveaux commerces culturels, a poursuivi Ian Brossat. Nous demandons ensuite à la Ville de Paris qu’elle fasse son possible pour participer au reclassement des personnels du Virgin Barbès. »

« Nous prêterons intérêt aux offres qui reprendront un certain nombre de personnel dans le cadre d’un projet culturel, a assuré Claudine Bouygues, conseillère déléguée du mairie du 18e aux politiques de l’emploi et du tourisme. Le projet en question devra s’inscrire dans une dynamique de quartier avec d’autres lieux culturels (Centre Barbara, Louxor, Trois Baudets...) »

Le vœu a été adopté à l’unanimité.

Lire aussi : Virgin Barbès, après la fermeture, l’occupation

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