jeudi 23 novembre 2017| 189 riverains
 

Bertrand Delanoë dresse le bilan de son action municipale

Comme chaque année depuis 10 ans, Bertrand Delanoë, maire de Paris, a présenté le bilan de son action municipale, jeudi 3 novembre 2011, aux habitants du 18e arrondissement de Paris. Prévention, sécurité et tranquillité figuraient au menu d’une réunion émaillée de plusieurs incidents. En marge des débats, 150 sympathisants du CIM ont manifesté en fanfare devant la mairie.

Depuis dix ans, Bertrand Delanoë, maire de Paris, se déplace tous les ans dans les vingts arrondissements de Paris pour présenter un bilan de son action aux habitants. Prévention, tranquillité et sécurité étaient les thèmes retenus cette année, lors de la réunion organisée dans le 18e arrondissement de Paris, jeudi 3 novembre 2011. Près de 200 personnes, habitants, membres d’associations, ont participé à la rencontre. Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement se tenait aux côtés de Bertrand Delanoë, encadré par les élus municipaux.

En matière de sécurité, le maire de Paris dresse un bilan négatif : « La situation se dégrade depuis deux ou trois ans », explique-t-il. En cause, selon Bertrand Delanoë, la diminution du nombre de policiers. « Je n’ai jamais été dans l’idéologie du tout sécuritaire, explique-t-il, nous avons créé l’équipe des correspondants de nuit pour faire de la médiation, mais s’il n’y a pas de forces de police adéquates, il ne peut pas y avoir de sécurité publique. »

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Les sympathisants de l’école de jazz du CIM ont manifesté devant la mairie.

Et l’édile de poursuivre : « Quand j’ai demandé les chiffres à la préfecture de police, elle m’a répondu : "Moins 399 policiers depuis deux ans". Je pense que c’est plus. » Et Daniel Vaillant de pointer la responsabilité de l’État dans ce constat. « À Paris, les services de police sont gérés par le préfet, donc l’État. Les maires n’ont aucun pouvoir. » Avant de laisser la parole aux habitants, tous deux ont réitéré leur volonté de ne pas « baisser les bras ».

Une dizaine de personnes, principalement des habitants du 18e arrondissement, ont interrogé le maire sur les problèmes qu’ils pouvaient rencontrer. Sur le thème retenu, les voix de deux quartiers se sont élevés : celui-de la Goutte d’or... et de Montmartre, aux enjeux souvent très différents. Les premiers d’interroger à nouveau le maire sur le mode de financement de l’ICI, l’Institut des cultures d’Islam et les désordres au square Léon, les seconds d’alerter le maire sur les nuisances sonores sur la Butte Montmartre.

Accrochage sur l’Institut des cultures d’Islam
L’UDCC, l’Union de défense des citoyens et contribuables, a ouvert le bal des questions et réclamé des précisions sur le mode de financement de l’ICI. Visiblement insatisfaits par la réponse apportée par le maire, des membres ont déployé des banderoles dans la salle avant de se faire expulser. L’UDCC, qui se réclame apolitique, aurait été qualifiée « d’extrême-droite » par Bertrand Delanoë au cours de la soirée. L’UDCC a mis en ligne une vidéo sur YouTube (ici), reprise sur le site de Riposte Laïque, qui soutenait, l’an dernier, l’organisation d’un apéro "saucisson-pinard" à la Goutte d’Or. « Il n’y aura pas un euro public pour la construction de la partie cultuelle de l’ICI », a répété Bertrand Delanoë.

Lors de la réunion publique, des riverains de la place des Abbesses ont voulu alerter le maire sur les nuisances sonores sur la Butte. En ligne de mire : le manège, les concerts et marchands ambulants qui transforment la place « en champ de foire », explique cet habitant, « et aussi les sorties tardives de restaurants ou de boites », renchérit une autre habitante.

Une solution pour le CIM ?
En marge de la réunion, plus d’une centaine de sympathisants du CIM ont attendu l’arrivée de Bertrand Delanoë devant la mairie, avec pancartes et fanfare. Une solution semblerait se dessiner pour l’école de jazz qui s’est retrouvée presque à la rue ; le 13 octobre 2011, elle avait du quitter ses locaux du 83 bis rue Doudeauville pour trouver refuge... au bout du couloir. Le propriétaire du bâtiment, une société civile immobilière constituée par la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) et la Caisse des dépôts et consignations (CDC), souhaite libérer les lieux afin de réaliser une opération immobilière.

Après plusieurs courriers envoyés, un retour, vendredi, du maire de Paris. « Hasard du calendrier », ironise Michel Valera, le directeur de l’école. Dans ce courrier, une proposition d’intégrer un local situé porte de la Chapelle pour quelques années, le temps que les travaux à l’ancienne CPAM, rue Baudélique, occupée jusqu’en août 2010 par près de 3.000 sans-papiers, soient terminés. « La mairie nous propose 1.500 m2 carré. C’est bien, mais trois écueils : d’une part, il y aurait de lourds travaux à faire porte de la Chapelle, ensuite l’intégration rue Baudélique n’aurait pas lieu avant 2015 et enfin, s’il faut déménager deux fois, à 150.000 euros le trajet, je vous laisse faire le calcul... ». Dans l’idéal, il souhaiterait pouvoir récupérer les anciens locaux du 83bis rue Doudeauville avant d’intégrer ceux de l’ancienne CPAM. « Je vais accepter leur proposition, nous verrons bien sur quoi cela va déboucher », conclut-il.

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