lundi 20 novembre 2017| 9 riverains
 

Le Front de gauche lance sa campagne culturelle dans le 18e

Pour Danièle Atala, tête de liste du Front de gauche dans le 18e, l’offre culturelle n’est pas assez diversifiée dans l’arrondissement.

Danièle Atala, tête de liste pour le Front de Gauche dans le 18e arrondissement de Paris, a introduit, samedi 18 janvier 2014, l’événement culturel de la campagne parisienne de sa formation politique : À Paris, place aux arts ! L’occasion de souligner son attachement à la culture.

Le lieu n’a pas été choisi au hasard. C’est au Lavoir Moderne, à la Goutte-d’Or, que le Front de Gauche invitait, samedi 18 janvier 2014, des artistes pour réfléchir à la question de la culture, de l’art, de la création. « C’est un lieu emblématique, affirme Antoine Foti, le numéro 2 de la liste Front de gauche dans le 18e, un lieu qui souffre, puisqu’il risque de disparaître, ce qui n’est ni bon pour le quartier, ni bon pour les artistes. »

La candidate Front de gauche pour la mairie de Paris, Danielle Simonnet, était présente, mais c’est Danièle Atala, la tête de liste de ce parti dans le 18e arrondissement de Paris, qui a introduit À Paris, place aux arts. Responsable de la commission culture du Front de gauche et artiste plasticienne, cette ancienne travailleuse sociale mène sa première campagne. Et elle compte bien faire de la culture l’un des thèmes à aborder, au même titre que le logement, la santé et l’éducation. « On est au cœur d’un quartier où l’on se rend compte que c’est la culture qui pourrait créer du lien social entre les gens, estime-t-elle. Faire du social sans faire du culturel, cela ne débouche sur rien. Il faut de l’art en ville, de l’art en vie. C’est ce qui fera qu’il n’y aura plus d’animosité entre les gens. »

« Associer artistes et habitants »

Pour y parvenir, Danièle Atala compte « associer les artistes et les habitants, créer une coordination des actions ». « Il y a des lieux bouillonnants avec des initiatives, apprécie-t-elle. Il faut commencer par procéder à l’inventaire des besoins et l’inventaire des possibilités. » Selon elle, l’offre culturelle n’est pas assez diversifiée dans l’arrondissement : « Le Lavoir moderne va fermer, l’Olympic café a fermé… » Et c’est encore plus vrai dans le quartier populaire de la Goutte-d’Or : « Tous les lieux culturels sont situés à la périphérie de la Goutte d’Or, comme le Louxor ou le Bal, qui sont des lieux intéressants, mais qui n’attirent que des personnes qui s’intéressaient à la culture auparavant. »

Rendre la culture plus accessible à tous, voilà en somme ce que prône Danièle Atala. Elle souhaite notamment « donner les moyens aux musiciens pour qu’ils puissent répéter et se produire dans des salles insonorisées ». Et « ce n’est pas avec les 6 petits pourcents alloués à la culture par la mairie de Paris que ça va fonctionner », regrette celle qui, du haut de ses 68 ans, se considère comme une « petite jeune en politique ».

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1 commentaire
  • J’y étais, c’était très bien et vu le monde, cela n’a pas manqué de chaleur (dans tous les sens du terme).
    Seul bémol, la maréchaussée, en l’occurrence la police municipale, qui a trouvé le moyen de verbaliser un artiste qui affichait ses oeuvres sur un mur. Les pandores auraient besoin de formation sur ce qu’est l’esthétique !

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