jeudi 30 mars 2017| 36 riverains
 

Interpellations dans le milieu du transport clandestin

Des voyageurs rejoignent un taxi clandestin, qui attend sous un porche près de la porte de la Chapelle.

Trois hommes se livrant au transport clandestin de voyageurs au départ de la porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris, ont été interpellés par les policiers, lundi 10 mars 2014, en fin de matinée. Riverains et municipalité dénonçaient ce trafic depuis des mois.

Le business illégal du transport de voyageurs durait depuis plus d’un an. Tous les jours, des minibus de neuf places et des véhicules particuliers de type monospace quittaient la porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris, direction plein nord : Lille, la Belgique ou l’Allemagne, via l’autoroute A1.

Mais, lundi 10 mars 2014, en fin de matinée, le fructueux commerce vacille. Des policiers de la Section des taxis et transports routiers, plus connus sous le surnom de Boers, interpellent trois hommes en flagrant délit. Lesquels se livrent, comme disent les policiers, « au transport de personnes à titre habituel, hors de tout cadre réglementaire ». Ils sont placés en garde à vue pour « travail dissimulé » et « non inscription au registre des transports ».

La grogne des riverains

Ces hommes étaient surveillés depuis plusieurs semaines. Le travail des policiers, épaulés par des caméras de vidéosurveillance, avait permis aux Boers de repérer leur manège : au volant de leurs véhicules, les suspects prenaient régulièrement des passagers en charge (4 à 6 fois par semaine). « Les constatations ont permis de confirmer la présence d’une activité quotidienne de transport, porte de la Chapelle et aux abords, avec la présence de plusieurs véhicules au départ ou à l’arrivée », dit la police.

Une enquête de voisinage avait aussi permis à l’enquête d’avancer. Car la grogne montait depuis des mois du côté de la porte de la Chapelle. Stationnement anarchique dans le quartier, bagarres régulières : les riverains se plaignaient de troubles à la tranquillité publique et lançaient régulièrement des pétitions. La presse s’en mêlait. Et la mairie du 18e alertait les autorités (police, justice) « sur le développement de ces activités illégales porte de la Chapelle ».

30 euros pour un Paris - Bruxelles

Les interpellations vont-elles mettre un terme au trafic ? S’ils ne défient pas forcément toute concurrence, les tarifs, pas toujours fixés à l’avance, restent attractifs : de 15 à 20 euros pour un Paris - Lille et de 30 à 35 euros pour un Paris -Bruxelles. D’après les premiers éléments de l’enquête, les passagers ne passaient pas par une plateforme de covoiturage, mais se présentaient directement aux véhicules en partance stationnés porte de la Chapelle. Les hommes interpelés, eux, nient les faits et se réfugient derrière la notion non réglementée de covoiturage.

Lire aussi : La gare routière clandestine s’éternise porte de la Chapelle

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