vendredi 23 juin 2017| 21 riverains
 

"Faites du vélo" dans le 18e, l'aventure du cycliste en ville

Une trentaine de personnes ont participé, samedi 25 juin 2011, à la première édition de "Faites du vélo dans le 18e". L’occasion de comprendre les contraintes quotidiennes des cyclistes, au gré d’une balade qui les a emmené au quatre coins du 18e arrondissement de Paris.

Le groupe, féru de la petite reine, est réuni, samedi 25 juin 2011, devant la mairie du 18e arrondissement de Paris, place Jules Joffrin. Au milieu des nombreuses familles venus assister aux cérémonies de mariage en cette fin de matinée, c’est un défilé de vélos en tout genres. Du fixie ultra-léger au traditionnel Vélib, en passant par le vélo hollandais, ils sont fins prêts pour inaugurer la première édition de "Faites du vélo dans le 18e".

Escorté par trois policiers assis sur leurs bicyclettes façon VTT de compétition, le peloton va arpenter la totalité du 18e : du cimetière Montmartre jusqu’à la Chapelle en passant par le quartier de la Goutte d’Or. « Ce circuit va nous permettre de sillonner l’arrondissement en observant de quelle manière la place réservée aux vélos change d’une rue à l’autre », explique Danielle Fournier, élue écologiste du 18e, conseillère de Paris et membre fondatrice du Comité vélo 18, qui a dessiné le parcours.

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Pour l’association Mieux se déplacer à bicyclette, « le vélo n’est pas dangereux en ville ».

Selon les initiateurs de la manifestation, le parcours a été conçu pour « vérifier l’état de la voirie et les différents aménagements possibles pour les cyclistes ». Rue Ordener, les vélos partagent la chaussée avec l’ensemble des autres véhicules. Rue Damrémont, c’est en contre-sens que le peloton doit circuler, sur une voie réservée. Boulevard de Clichy, c’est sur une étroite piste cyclable le long du trottoir central. Ces configurations différentes comportent autant de contraintes pour les cyclistes : pistes cyclables encombrées, trous dans la route ou circulation automobile trop importante.

Contre le port obligatoire du casque

À plusieurs reprises, au cours de la balade, l’avertisseur d’une voiture au conducteur trop pressé, retentit bruyamment. Une autre fois, c’est l’un des cyclistes de l’équipe qui, au prix d’un coup de guidon désespéré, évite une piétonne qui traverse la rue les yeux rivés sur son téléphone portable. À ce propos, Pascal Rigaux membre de l’association Mieux se déplacer à bicyclette (MDB) et habitant du quartier, estime que les piétons plus dangereux que les voitures car « ils sont imprévisibles ».

« Il faut être audacieux pour pratiquer le vélo à Paris », dit Danielle Fournier. Mais pour Pascal Rigaux, il y a plus de peur que de mal : « Le vélo n’est pas dangereux en ville. » C’est d’ailleurs pour cette raison que l’association MDB lutte contre l’obligation du port du casque. Cette protection n’est vraiment utile qu’au dessus d’une vitesse de 30 km/h. C’est rare pour un vélo en ville. En plus, l’ustensile rendrait la pratique de la bicyclette moins attirante comme mode de transport urbain.

Plein d’audace, le cortège (dont, effectivement, seule une minorité porte un casque) poursuit sa tournée sous le regard amusé et les encouragements des riverains jusqu’à la mairie. Là c’est le système D pour trouver un endroit où garer son vélo : lampadaire, panneau de signalisation, simple barrière... Normal. Pour Danielle Fournier, le plus gros problème du cycliste parisien « c’est le manque de stationnement sécurisé ».

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