samedi 19 avril 2014| 38 riverains
 

 Cyclistes du 18e cherchent Vélib' désespérément

Rue Véron, une station Vélib’ + vide, comme nombre de stations situées en hauteur dans le 18e arrondissement.

Vélib’ fête ses cinq ans cet été. Dans le 18e arrondissement de Paris, les habitants ont souvent du mal à trouver un vélo disponible dans les stations situées en hauteur. Pour pallier ce problème, des techniques de régulation ont été imaginées mais sans grand succès pour le moment.

Arrondissement perché, le 18e arrondissement est un casse-tête pour les adeptes du Vélib’. Faire un tour sur la Butte montmartre suffit pour s’en rendre compte ; toutes les stations du quartier sont vides et aucun vélo n’est disponible. La raison ? Ca monte ! Les cyclistes utilisent volontiers des Vélib’ pour descendre mais rarement pour monter jusqu’en haut de la Butte. Du coup, les stations « du bas » sont pleines, et celles « du haut » vides.

Claire, la quarantaine, habite près du marché Saint Pierre. Elle cherche désespérément un vélo pour aller travailler. « Les stations vélib’ du 18e arrondissement, je les appelle les “stations fantômes”, explique-t-elle, car il n’y a jamais de vélo à emprunter. » Lorsqu’elle en trouve finalement un, à la borne du boulevard de Clichy près du métro Blanche, elle a déjà fait un bon bout de chemin à pied.

Quelques mètres plus haut sur la Butte Montmartre, rue Tardieu, Alex a eu plus de chance. Ce jeune Parisien a trouvé un Vélib’ facilement, mais ce n’est pas toujours le cas : « J’habite près de la place du Tertre et, le plus souvent, je dois aller chercher un vélo dans la rue de Dunkerque, dans le 9e. Parfois je vais même jusqu’à la station de la Gare du Nord pour trouver un vélo libre. C’est la galère », conclut le jeune homme.

Bonus pour monter la côte

Pour gérer le problème d’approvisionnement dans les stations situées en altitude, l’entreprise JCDecaux, qui gère Vélib’, a mis en place un système de réapprovisionnement par camion. « 23 véhicules travaillent jour et nuit pour déplacer les vélos, explique Jean-Charles Decaux, directeur général de JCDecaux, 13% du parc de vélo est déplacé chaque jour dans Paris, soit un million de vélos chaque année. »

Autre système pour réguler la circulation des vélos dans la capitale : le dispositif « Vélib+ ». Dans les stations « Vélib’+ », situées en altitude, le cycliste est crédité d’un quart d’heure d’utilisation supplémentaire, lequel vient s’ajouter aux trente minutes réglementaires. Un abonné Vélib’ à l’année peut utiliser ce temps bonus sur d’autres trajets. A la borne « V+ » en face de la Halle Saint Pierre, Laurent est séduit par le dispositif. « Grâce à V+, j’ai accumulé 120 minutes de temps bonus, raconte-t-il, Je les utilise quand j’ai besoin d’un vélo sur une longue durée. »

Au 112 boulevard de Rochechouart, le dispositif « Vélib’+ » fonctionne bien, avec plus de 630 000 bonus obtenus par les utilisateurs à cette station en 2011. Mais, cela ne suffit pas : les 20 bornes de la station, entre le métro Pigalle et le métro Anvers, restent désespèrement vides en ce mercredi midi. Jean-Charles Decaux le reconnaît : « C’est compliqué de bouger les vélos en ville et il est difficile de pallier les imperfections géographiques. »

Vélib’ en chiffres

Cinq ans après sa création, en juillet 2007, Vélib’ c’est :

1 location Vélib’ chaque seconde
8 personnes par jour par vélo
1700 stations Vélib’
23 000 vélos en circulation
110 000 personnes transportées chaque jour
225 000 abonnés à l’année
2,5 millions de tickets Vélib’ vendus chaque année

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