jeudi 21 août 2014| 47 riverains
 

Réactions après le second tour des législatives dans le 18e

Le bureau de vote 17, rue des Poissonniers, dans le 18e arrondissement, dimanche 17 juin 2012.
Photo : François Alaouret.

Elus ou battus, les candidats PS et UMP dans les 3e, 17e et 18e circonscriptions de Paris aux élections législatives 2012, réagissent aux résultats du second tour. Avant de mettre le cap sur les élections municipales en 2014.

- Voir les résultats du premier tour.
- Relire le direct commenté du premier tour.

3e circonscription

Annick Lepetit (PS) - 59,84 %

Jamais deux sans trois, dit-on. Annick Lepetit, députée PS sortante de la 3e circonscription, a vérifié le dicton dans les urnes. Dimanche 17 juin 2012, la candidate à un 3e mandat a été réélue lors du deuxième tour des élections législatives. Elle obtient 59,8 % des suffrages face à son opposante UMP Valérie Paparemborde. « Je suis très heureuse et très fière aussi de ce score, a réagi la députée sortante. C’est une marque de confiance que m’ont témoignée les habitants de cette nouvelle circonscription. » Nouvelle circonscription, car elle remplace en effet l’ancienne 17e où Annick Lepetit était élue depuis 2002.

Un « charcutage électoral » qui a enlevé une partie du territoire où elle réalisait de bons scores. « C’était pour supprimer une circonscription parisienne à la gauche, finalement ça a plutôt desservi la droite », juge la socialiste adjointe au maire de Paris. Un aveu cependant : il y a encore quelques mois, avant le résultat de la présidentielle (66,5 % pour François Hollande), elle n’aurait pas cru atteindre un tel résultat. La députée, qui se réjouit de désormais faire partie de la majorité, était auparavant membre de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire. Cette fois, Annick Lepetit choisira probablement le logement ou les transports, deux thématiques dans lesquelles elle s’est déjà impliquée.
Blandine Le Cain

Valérie Paparemborde (UMP) - 40,16 %

Sans surprise, la candidate UMP de la 3e circonscription, Valérie Paparemborde, s’est inclinée au second tour des législatives 2012 face à la députée PS sortante PS, Annick Lepetit. Elle a rassemblé 40,2 % des suffrages, insuffisant pour inquiéter sa rivale qui frôle ainsi les 60 %. « Encore une fois, j’arrive en tête des circonscriptions à reconquérir », se défend cependant Valérie Paparemborde. Comme après le premier tour, elle refuse de voir ce score comme une simple défaite. « Je suis satisfaite dans la mesure où c’était un challenge extrêmement difficile. »

Passer la barre des 40 % avec « des vents contraires de tous les côtés », reste pour la candidate malheureuse un résultat « très positif de l’avis général ». Les dissensions étaient en effet nombreuses à droite sur ce territoire, avec notamment la dissidence de Thierry Coudert, non investi par l’UMP mais soutenu finalement par le Modem. « Il a obtenu 1 242 voix (3,3 %), vous admettrez que ce n’est pas une dissidence très importante. Maintenant on sait ce qu’il représente, ça a le mérite d’être clair. » Le dernier tacle des législatives 2012, qui augure sans doute quelques belles batailles à venir lors des éléections municipales de 2014.
Blandine Le Cain

17e circonscription

Roxane Decore (UMP) - 21,17 %

À 42 ans, la candidate UMP subit l’une de ses plus lourdes défaites face à Daniel Vaillant, député PS sortant et maire du 18e arrondissement, qui l’emporte avec 72,84 % des voix. Ce revers s’explique, selon elle, par « un record d’abstention, plus de 50 %, le pire de tout Paris ». Au passage, notons qu’il y a plus mauvais dans la capitale : la 4e circonscription (61 % d’abstention) et la 14e (57 %). « Les vents étaient contraires », souligne Roxane Decorte, en évoquant la fameuse « vague rose ». Et de pointer encore « une particularité » de la 17e circonscription : « Son faible nombre d’inscrits, 55 000 pour 113 000 habitants, le plus bas taux de Paris. » Pour la candidate, il y a là « des réserves de voix dont il faut se préoccuper ».

« Mais je ne suis pas découragée, le combat continue, affirme Roxane Decorte. L’objectif désormais ce sont les élections municipales en 2014, que je souhaite mener de manière soudée avec Pierre-Yves Bournazel. » Lequel des deux sera candidat, puisqu’il est encarté à l’UMP lui aussi ? « Le vote des militants nous aura départagé », explique-t-elle. Une sorte de primaire à droite dans le 18e arrondissement pourrait donc être organisée avant ce scrutin.
Philippe Bordier

À suivre, Daniel Vaillant, PS.

18e circonscription

Christophe Caresche (PS) - 69,21 %

Pour le député sortant, « mon résultat s’inscrit dans la logique du premier tour. C’est mon meilleur score ». En 2007, Christophe Caresche, 52 ans, avait rassemblé 63,21 % des suffrages, face à Jeannette Bougrab, la candidate de droite. Cette année, il laisse loin derrière lui Pierre-Yves Bournazel, le jeune élu UMP su 18e arrondissement, avec 69,21 % des voix. Christophe Caresche va siéger au Parlement pour un quatrième mandat consécutif. « Et on va se mettre au travail rapidement, je suis très heureux de siéger à nouveau sur les bancs de l’Assemblée nationale », s’enthousiasme-t-il. En précisant qu’il se verrait bien présider la Commission des Affaires européenne et la commission des lois.

Quoique plus élevée qu’ailleurs dans le Nord de Paris, la participation électorale a modestement atteint 55,79 % dans la 18e circonscription. « Je me demande s’il ne faut pas mettre l’élection présidentielle et les législatives le même jour, s’interroge le député. Les électeurs sont logiques dans leur vote, ils comprennent les enjeux. Pourquoi attendre ? » Désormais, cap sur les municipales en 2014. Compte-t-il y jouer un rôle ? « Je ne sais pas encore, affirme Christophe Caresche. J’ai fait le choix de ne pas cumuler les mandats. Mais ces élections ne me laissent pas indifférent. »
Philippe Bordier

Pierre-Yves Bournazel (UMP) - 30,79 %

« La vague est rose, mais j’ai quand même rassemblé 1/3 des voix dans cette circonscription, calcule le candidat de l’UMP. C’est mieux qu’aux municipales en 2008 où la droite avait obtenu 27 % des voix. » Mais c’est moins bien qu’aux législatives 2007 (36,71 % pour l’UMP) et qu’à la présidentielle (31,5 % pour Nicolas Sarkozy dans cette circonscription). À 32 ans, l’ambitieux Pierre-Yves Bournazel perd donc sa première élection dans le 18e arrondissement où il tente de s’implanter durablement. Il reconnaît sa large défaite, mais affirme qu’il a posé « les bases de fondations solides dans l’arrondissement ».

« Je compte bien faire entendre la voix des 11000 électeurs qui ont voté pour mon équipe lors de ces législatives, poursuit Pierre-Yves Bournazel. Il m’appartient de préparer l’alternance qui ne manquera pas de survenir. » Dès les prochaines municipales ? « Je ne sais pas encore si je serai candidat. Mais notre campagne locale a payé. C’est intéressant pour les futures élections. » Quant à l’abstention dans la circonscription, 55,79 %, l’élu d’opposition municipal considère qu’elle est « énorme » : « Il faut tendre la main à ceux qui ne votent pas. Je vais prendre mon temps, me rendre disponible et défendre des projets qui leurs sont utiles. »
Philippe Bordier

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