jeudi 20 juillet 2017| 190 riverains
 

Le jazz, culture populaire, fait son festival à la Maison verte

Le troisième festival Printemps jazz de la Maison verte se déroulera du 12 au 27 mars 2010 au cœur du 18e arrondissement de Paris. Initiative de culture populaire, la manifestation s’adresse aussi aux plus démunis. La musique est facteur d’intégration, estiment ses organisateurs.

Organiser un festival de jazz au fond du 18e arrondissement de Paris, sur trois week-end, relève de l’audace. Anne Tessier, l’une des organisatrice du troisième Printemps jazz de la Maison verte n’en manque pas. « C’est une initiative de culture populaire, explique-t-elle. Nous souhaitons attirer un public pas forcément habitué à fréquenter les salles de concert, a fortiori les concerts de jazz. » La tarification a donc été adaptée, le prix des soirées est compris entre 15 et 10 euros. « Le tarif réduit concerne ceux qui en font la demande, tout simplement, précise Anne Tessier. Je refuse de considérer le prix du billet comme un frein. »

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Tom Mc Clung se produira le 14 mars 2010, à 20h.

Une dizaine de concerts sont organisés jusqu’à fin mars 2010. Et pas des concerts au rabais. En effet, les musiciens invités, s’ils ne sont pas très connus, ont tous du swing à revendre. « Ils vivent à Paris et sont excellents, affirme Anne Tessier. Tom Mc Clung, par exemple, est le pianiste du célèbre sax ténor américain Archie Shepp. En outre, la salle de la Maison verte, un temple protestant partenaire de la manifestation, ne fait aucun cadeau, son acoustique est d’une grande finesse. » Inviter des musiciens locaux réduit aussi les coûts. Soixante à soixante-dix billets vendus permettront d’amortir les frais d’organisation. Le bénéfice dégagé par la suite sera affecté aux œuvres sociales de la Maison verte et à ses projets d’animation auprès des jeunes du quartier.

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Clotilde Rullaud chantera le 13 mars, accompagnée d’un orgue et d’un piano.

Anne Tessier, architecte urbaniste dans le civil, vit dans le 18e arrondissement depuis près de vingt ans. Elle joue du piano dans un groupe de jazz qui se produit régulièrement au Bab Ilo, rue du Baigneur : « Je connais beaucoup de monde dans le milieu du jazz. Voilà pourquoi je suis plus particulièrement affectée au pilotage et à la programmation du festival. » Fan de Bill Evans, Miles Davis ou Dave Brubeck, elle a longtemps organisé des soirées jazz avec l’association Art 18. « La première édition du festival, en quelque sorte. » L’année dernière, une vingtaine de personnes ont assisté, en moyenne, aux concerts. « C’était un peu juste, mais nous sommes rentrés dans nos frais. »

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Hugo Lippi se produira le 19 mars en trio, dans la pure tradition be-bop.

Anne Tessier souhaite populariser un genre « qui ne se livre pas facilement. La première fois que l’on entend du jazz, ça fait mal ! » Mais, pour elle, cette musique n’a rien d’élitiste. Au contraire. « Ce n’est pas parce que c’est difficile que l’on ne peut pas y être sensible, souligne-t-elle. Ce qui relève de la musique favorise l’intégration. Il s’agit de nos racines communes, susceptibles de provoquer de l’émotion collective. Quand Kelda Knight chante, elle ne laisse personne indifférent. »

Consultez le programme complet sur le site Internet de la Maison vert, en cliquant ici

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