jeudi 20 juillet 2017| 25 riverains
 

Les enfants d'Amiraux-Simplon réinventent Chaplin au cinéma

Le résultat de quatre projets cinématographiques réalisés par des enfants et des adolescents du quartier Amiraux-Simplon, dans le 18e arrondissement de Paris, sera projeté aux habitants, mardi 30 juin 2009, au Chapiteau d’Adrienne, situé rue Binet. L’un de ces projets comporte trois courts-métrages sur le thème Charlie Chaplin, joués et tournés sous la houlette de l’association Cultures sur Cour. Un travail qui implique l’ensemble des partenaires socio-éducatifs du quartier.

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Acteurs en herbe, les enfants ont entre sept et dix ans.

Jouer Charlot, c’est l’idée de onze enfants, âgés de sept à dix ans, pris en charge par Cultures sur Cour, une association implantée dans le quartier Amiraux-Simplon. En partant de leurs souhaits, trois courts-métrages ont été réalisés : Charlot au restaurant, Charlot au parc et Charlot voleur. Les films, tournés en noir et blanc, sont muets, à l’image des vieux Charlie Chaplin. « Les enfants se sont inspirés de l’univers de Charlot pour inventer leurs histoires, explique Morgan Rouxel, animatrice et coordinatrice de Cultures sur Cour. Les courts-métrages ont été tournés en un mois, dans différents lieux du 18e arrondissement. »

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« Les enfants ont la sensation de vivre une aventure unique, » souligne Culture sur Cour.

Le projet a démarré en novembre 2008. Il entre dans le cadre des ateliers de pratiques artistiques, développées par Cultures sur Cour depuis le début de l’année dernière. Pour le mener à bien, l’association s’est appuyée sur l’équipe du théâtre Pixel, qui a conduit les ateliers de cascades. L’initiation au mime, les ateliers de jeu ont été animé par Florencia Avila, comédienne de la compagnie des éléphants roses et habitante du quartier. Le travail de prise de vue, des techniques du cinéma, est revenu à l’association Mille et Une Images. Quant à la bande son, elle est l’œuvre d’adolescents qui ont été encadrés par des membres du groupe de rap Kalash, avec l’aide du Grajar, une équipe d’éducateurs de rue du quartier Amiraux-Simplon.

« Les enfants concernés rencontrent tous des difficultés scolaires et relationnelles, souligne Morgan Rouxel. En CE1 ouCE2, certains d’entre eux ne savent pas lire. Ce type de projet, sur plusieurs mois, a pour objectif de les valoriser auprès de leur famille, dans leur quartier. Leurs instituteurs ont noté que ces mômes avaient davantage confiance en eux. Certains ont même pris goût à la lecture. Ils ont la sensation de vivre une expérience unique. » Chaque année scolaire, un projet de ce type sera mis en place par Cultures sur Cour. Celui de la rentrée prochaine est encore en gestation.

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Enfants et adolescents sont nombreux dans ce quartier qui manque de lieux de ressources, selon l’association.

Le deuxième axe de travail de Cultures sur Cour repose sur l’accompagnement scolaire en dehors de l’école. Une vingtaine d’enfants, de 7 à 10 ans, sont concernés. « C’est un espace de travail et de prise de parole, dit Morgan Rouxel. Un lieu d’expression libre où l’on travaille sur la prise de parole de chacun, l’écoute, dans un cadre bienveillant. » Trois écoles du quartier sont impliquées : l’école élémentaire du 7 rue Championnet, l’école polyvalente Simplon et l’école des Poissonniers.

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Le enfants ont transposé l’univers de Charlot dans le leur.

Les directeurs des établissements concernés participent activement au travail de Cultures sur Cour. En compagnie du Grajar, du Lieu d’écoute et d’accueil (Léa), de l’association culturelle Aidda et du collège Philippe de Girard, ils sont d’ailleurs à l’origine de la création de l’association, en 2006. « Cette démarche commune vis à insuffler une dynamique dans un quartier qui en a profondément besoin, note Morgan Rouxel. Le tissu associatif est assez peu développé. Les enfants et les jeunes adolescents y sont très nombreux, mais les lieux de ressources manquent. » Au passage, la jeune femme précise que Cultures sur Cour n’a pas de local qui lui soit propre : « Nous partageons un bureau, rue Simplon, avec le Grajar et Simplon en Fête. Nous avons besoin d’un lieu repère, afin d’approfondir encore notre travail avec les familles du quartier. »

Chapiteau d’Adrienne
62 rue René Binet - 75018
Métro : porte de Clignancourt, porte de Saint Ouen.
www.chapiteau-adrienne.fr

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