samedi 18 novembre 2017| 16 riverains
 

Dans les rues, l'art à ciel ouvert

Avec plus ou moins de talent, le street art, l’art urbain, est partout dans le 18e arrondissement de Paris, en particulier du côté des Abbesses et de la place du Tertre. Plutôt bien acceptée par les riverains, la discipline est appréciée par les touristes. Portfolio.

Assez de la grisaille parisienne : l’art urbain, plus souvent appelé street art (art de la rue), colorie les murs de la capitale et particulièrement ceux du 18e arrondissement de Paris. Connu pour sa place du Tertre avec ses peintres et portraitistes, ce quartier est l’un des terrains de jeux préférés de ces nouveaux artistes. Des Abbesses au Sacré Cœur et en descendant par les escaliers à côté du funiculaire, les piétons peuvent admirer plus d’une centaine d’œuvres exposées à ciel ouvert.

Entre tag (signature sommaire) et graffiti (fresque), l’art urbain sait se faire apprécier. « Ça embellit les murs et ça rend certains endroits moins glauques. Ici au passage des Abbesses, on a la sensation d’être dans une galerie, un peu comme si l’on découvrait de nouveaux talents », explique avec enthousiasme Abdelah, épicier du Marché de la Butte (celui du film Amélie Poulain) situé rue des Trois frères.

Chasse aux trésors

Gzup, SpaceInvader ou encore Gregos sont peut-être des noms inconnus pour la plupart. Mais dans le milieu du street art, ces artistes ont gagné leurs lettres de noblesse. « De vue j’en connais certains, constate Luna, jeune serveuse d’un restaurant place du Calvaire. L’art urbain est agréable quand les artistes sont appliqués. Dans ce cas, leur art dépasse les frontières. »

L’art urbain se pratique, par définition, sans autorisation. La mairie du 18e, avec celles des 9e, 10e et 17e arrondissements, emploient une entreprise privée pour nettoyer les différents tags et graffitis. Sur trois ans, les quatre arrondissements payent entre trois à quatre millions d’euros pour cette prestation. Par contrat les tags et graffitis situés à plus de quatre mètre de hauteur ne sont pas nettoyés.

Sans limite ou presque, le street art envahit les murs, les trottoirs ou les gouttières. « Une de mes amies est fan. Je ne la comprenais pas. La voyant prendre des photos de ces fresques, j’ai fini par mieux prêter attention et j’en vois presque partout maintenant, s’extasie Audrey, 24 ans, provinciale de passage à Paris. Comme pour une chasse au trésor, le public doit savoir ouvrir les yeux, regarder dans tous les sens. »

« L’art urbain nous invite à porter un regard nouveau sur notre quartier, souligne Yannick, une jeune retraitée, habitante du 18e arrondissement. Mon mari et moi, pensions que cela dégradait les murs mais finalement, quand c’est bien fait, ça leur donne plus d’importance. Dans la rue, l’art devient plus accessible à tous. »

Lire aussi : Fred Le Chevalier, l’art urbain contre les moulins à vent

Pour lancer le portfolio, cliquez sur une photo, puis cliquez sur la croix à droite en bas de l’image.

Portfolio

Gzup. Clet. A gauche : Oak. A gauche : Baubo ; à droite : Akiza. Dans le passage des Abbesses. Solo. Masque : Gregos ; à côté, Akiza. Akiza. Codex Urbanus. Sebastian Lecca. Nekko. En haut, Space Invader, Mister P et Gzup. Mimi the clown. Rue Foyatier. Combo en affiche, Gzup et Mister P. Combot, Mister P et Viko. Au premier plan Gregos.

Où ça se passe:

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5 commentaires
  • Dans les rues, l’art à ciel ouvert 7 mai 2013 17:18, par clément

    Mouais... Là, vous montrez certains bons côtés du street art. Mais il aurait peut-être aussi fallu évoquer les tags des bandes rivales, qui pourrissent le quartier (certains immeubles à peine refaits sont immédiatement "pourris")

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  • Dans les rues, l’art à ciel ouvert 7 mai 2013 17:47, par Optimistique

    À noter : l’artiste qui dessine des fœtus sur les trottoirs de Paris le fait contre le droit à l’avortement. D’ailleurs celui en photo est recouvert en réaction par l’inscription : "IVG libre et gratuit". Un collectif féministe surveille ces dessins et s’attache à les repérer et y inscrire un message pro IVG, comme ici.

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  • Dans les rues, l’art à ciel ouvert 16 mai 2013 02:02, par AKIZA

    À noter. L’artiste qui dessine des fœtus s’appelle Sébastien Lecca et ne milite ABSOLUMENT PAS contre le droit à l’avortement. Je lui proposerai de réagir sur cet article pour expliquer sa démarche.
    Bien à vous et bravo pour cette page. (.^.^*
    Robinson - AKIZA.
    (La petite poupée en noir et blanc sur une gouttière)

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  • Dans les rues, l’art à ciel ouvert 16 mai 2013 02:18, par Sébastien Lecca

    Bonjour, vous êtes complètement à côté de la plaque, je suis totalement PRO IVG, je travail autour du foetus comme un symbole universel et ancestrale et justement je ne veux pas le laisser à la récupération ni des anti ni des pro IVG, je suis juste artiste !
    Par contre le collectif féministe qui surveille mes dessins connait mes intentions et m’instrumentalise avec mauvaise foie.
    Vous pouvez me connaitre sur www.lecca.net

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  • Dans les rues, l’art à ciel ouvert 3 juin 2013 08:39, par Codex Urbanus

    Merci pour l’article, c’est chouette ! Et c’est vraiment chic de rappeler que ça plait aux gens... C’est sûr, c’est un délit et de l’art non sollicité, mais voir tout ce monde prendre des photos et faire le déplacement spécialement pour voir de l’art de rue, c’est vraiment canon.
    Ca serait juste bien si la mairie pouvait être un peu moins efficace au nettoyage (parfois c’est recouvert dès le lendemain...)
    Et je rejoins le commentaire sur les tags. Même si il y en a des beaux, ce sont deux choses très différentes, et les deux expressions graphiques ne cherchent pas la même chose...

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